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ION « 2 » arrive(nt), avec des surprises

Les limitations d’Intel

Avec les derniers Atom, Intel a intégré le northbridge dans le processeur, empêchant (dans la pratique) l’utilisation de chipsets tiers. Plus gênant, la puce ne prend en charge que 4 lignes PCI-Express (1.0) et une des lignes est généralement utilisée pour le Wi-Fi. NVIDIA a donc dû changer son fusil d’épaule et passer d’un chipset complet (ION de première génération) à une puce graphique classique.

Image 1 : ION « 2 » arrive(nt), avec des surprises

La nouvelle génération ION a donc été annoncée. Comme prévu, il y a bien deux versions de la puce, en fonction de l’appareil ciblé. Bien évidemment, les rumeurs étaient vraies sur certains points : à cause des contraintes liées à l’Atom, ION (qui n’est pas nommé ION 2 mais ION « Next Génération ») est une carte graphique classique, interfacée en PCI-Express, couplée à la technologie Optimus.

8 ou 16 processeurs de flux

ION est donc une puce de type GT128, gravée en 40 nm et couplée à de la mémoire GDDR3 (au maximum 512 Mo selon NVIDIA). Compatible DirectX 10.1, elle est ici interfacée en PCI-Express 1x (à cause des limitations de la puce Intel), soit seulement 250 Mo/s de bande passante entre le système et la carte graphique. La fréquence exacte n’est pas encore connue, mais elle est a priori plus élevée que pour la première puce ION (qui fonctionnait à 450 MHz). Pour ce qui est de la puissance, il existe deux versions : les netbooks dotés d’un écran de moins de 12 pouces auront une puce équipée de 8 processeurs de flux (moitié moins que le premier ION, donc) alors que les appareils dotés d’un écran de 12 pouces et plus et les nettops auront une puce avec 16 processeurs de flux. NVIDIA nous a certifié que les machines dotées d’un écran de 10 pouces n’auront jamais une puce avec 16 cores, mais le contraire n’est pas totalement certain. Notons enfin que la puce intègre un contrôleur HD Audio et qu’elle prend donc en charge le son en HDMI.

Optimus

Point évidemment le plus important de la technologie, Optimus. Comme déjà annoncé, Optimus permet de passer — à la volée — de la puce graphique intégrée (généralement un IGP Intel) à la carte graphique, en fonction de profils prédéfinis. Le changement est transparent pour l’utilisateur, avec éventuellement quelques secondes de latence. La puce NVIDIA s’active dans le cas de l’utilisation de fonctions 3D (comme un jeu) mais aussi quand un flux vidéo en H.264 est à décompresser. Optimus semble efficace, du peu que nous avons vu, et NVIDIA indique que l’autonomie est identique entre l’utilisation de la carte graphique intégrée (GMA 3150) et l’utilisation de cet IGP en parallèle avec ION. Une chose à vérifier dans la pratique. Petit point à prendre en compte : les netbooks qui intégreront une sortie HDMI passeront automatiquement (en permanence) sur la puce ION dès que cette dernière sera utilisée, la gestion de ce connecteur n’étant pas intégrée dans l’IGP Intel.

ION, dans sa nouvelle version, est prévu pour être couplé avec un Atom de la série PineTrail/PineView, soit un N450, un D410 ou un D510. Les anciens Atom, qui n’ont pas un chipset intégré, gardant la version « chipset » d’ION. Enfin, NVIDIA (à travers ses partenaires) va proposer des cartes graphiques sous la marque ION.

Au final, NVIDIA a fait quelque chose de correct en tenant compte des limitations d’Intel. ION, dans sa nouvelle version, n’est pas une révolution, mais (tout du moins sur les modèles 12 pouces et les nettops) offre des performances correctes pour de l’entrée de gamme et beaucoup plus de fonctionnalités que ce qu’Intel propose. Reste à voir les performances exactes de la version d’entrée de gamme, même si la présence de seulement 8 processeurs de flux et d’un bus PCI-Express limité ne laisse rien présager de bon.