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Jeux vidéo : du trouble chez les détracteurs

Le site anglophone GamesIndustry.biz nous fait savoir que tout ne va pas si bien dans le meilleur des mondes des détracteurs du jeu vidéo aux Etats-Unis. Jack Thompson, homme de loi virulent combattant sans cesse les méfaits du jeu vidéo, vient de se faire signifier qu’il serait bon et sage qu’il calme ses excès en matière de communication sur les «sources scientifiques» dont il fait si souvent état, lorsqu’il part en croisade contre les loisirs vidéo-ludiques.

Objectivité mise à mal

C’est l’America’s National Institute on Media and the Family qui a manifesté son désaccord face aux méthodes du bouillonnant magistrat de Floride. En effet, ce dernier passant son temps à appuyer ses argumentaires vitriolés sur les études de l’institution, cette dernière a fait savoir via lettre ouverte qu’elle prenait ses distances avec Jack Thompson. Le Docteur Walsh, responsable de l’institution, a déclaré que l’America’s National Institute on Media and the Family était avant tout un organisme d’études, chargé d’analyser les impacts des médias sur la santé et le développement des enfants, et que l’étude de la violence des médias ne représentait qu’une partie des études engagées.

Silence requis

Dans le message envoyé à Jack Thompson, le Docteur Walsh a noté qu’il était très touché de voir citer ses études dans l’argumentaire du magistrat, mais que lui et ses collaborateurs étaient embarrassés d’être si souvent référencés dans ces plaidoiries, sans pour autant avoir donné leur accord. De fait, le Docteur Walsh faisait part de son inquiétude, voire de son mécontentement, d’observer que l’image de son institut se détériorait auprès d’un public qu’il souhaitait «éduquer» et «renseigner» sur ces phénomènes de société et de comportement. Craignant d’être décrédibilisé dans son statut de neutralité face au public, le Docteur Walsh a donc publiquement demandé à Jack Thompson de cesser d’utiliser son nom ou celui de son institut, et de retirer tous les liens des études effectuées par l’organisme, présents dans les pages web de monsieur l’Attorney.