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La 4G en test, ça donne quoi ?

Image 1 : La 4G en test, ça donne quoi ?

La semaine dernière, nous avons pu tester un pré-réseau 4G (à base de LTE) chez Qualcomm. La société, qui a inventé le CDMA2000 (utilisé en téléphonie mobile), est aussi très impliquée dans le développement de la 4G et elle dispose d’antennes de test dans la ville de San Diego. Pour le test, nous avions un véhicule équipé en LTE qui faisait le tour de la ville, avec des écrans donnant les informations sur le signal. Alors bien évidemment, c’était quelque chose de prévu et le réseau n’est pas encore ouvert au public (ce qui empêche sa saturation) mais l’ensemble était assez impressionnant.

Le réseau en question se limite pour le moment aux données (la 2G et la 3G seront donc encore utiles pour la voix) et permet en théorie d’atteindre 100 mégabits/s. Notre réseau de test se limitait à 50 mégabits/s et nous avons donc pu tester quelques usages. Pendant le voyage, une vidéo en haute définition (720p à 8 mégabits/s) tournait en boucle, avec à côté un téléchargement et une vidéoconférence entre notre véhicule et les bureaux de la société. Point intéressant, une gestion de la QoS (Quality of Service) était implémentée sur le réseau, pour favoriser la vidéo et la vidéoconférence (et donc limiter l’impact des diminutions des pertes de débits sur ce type d’application). Dans la pratique, le changement de cellule implique une perte de débits, qui se visualise sur le téléchargement, et pas sur les applications « temps réel ». Durant le voyage, le débit descendant est resté assez stable, entre 25 et 30 mégabits/s (sauf en cas de changement de cellule, où il passait à moins de 15 mégabits/s). Autre gros avantage de la 4G, le temps de réponse : le ping ne dépassait pas 30 ms durant notre déplacement, alors que la 3G et l’EDGE nous ont habitués à des valeurs bien plus élevées.

Image 2 : La 4G en test, ça donne quoi ?Notons que le matériel de test était basé sur des puces de type FPGA (des composants programmables) mais que les fonctions étaient les mêmes que ce que l’on retrouvera cette année (normalement) dans les premiers appareils LTE.

Reste une (grosse) inconnue : si le réseau de test, peu étendu et peu utilisé, est efficace, qu’en sera-t-il du réseau « réel » ? Une question qui n’a pas encore de réponse actuellement, les seuls réseaux « 4G » disponibles actuellement sont basés sur du WiMAX mobile, alors que la LTE est pourtant la norme retenue par le consortium 3GGP. Notons que la France devrait recevoir ses premiers réseaux 4G/LTE en 2011.