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La bataille du téraoctet : disque dur contre SSD

1 : Introduction 2 : Disques durs 3,5" de 1 To 3 : Disques durs 2,5" de 1 To 4 : SSD de 1 To 5 : Configuration de test 6 : Débits et lecture/écriture aléatoire 7 : Performances en E/S 8 : PCMark 7 9 : Consommation et efficacité énergétique 10 : Rapports performances/prix et prix/Go

Conclusion

Cela fait un moment que l’on n’a pas eu droit à une grosse augmentation de capacité pour un disque dur. La dernière technologie à faire une véritable différence en la matière a été l’enregistrement magnétique perpendiculaire (PMR), qui a permis d’accroître le nombre de bits stockés par centimètre carré de surface, mais son lancement remonte à 2005. Dans le segment des SSD, la hausse des capacités semble plus linéaire : elle suit l’évolution des technologies liées à la mémoire flash NAND.

Les innovations commencent à se faire plus rares dans le secteur des disques durs. Tous les modèles grand public disponibles aujourd’hui sont encore basés sur des technologies dérivées du PMR ; les autres techniques d’enregistrement nécessitent des investissements significatifs que les fabricants cherchent à reporter au maximum. Tout au plus la taille des secteurs est-elle passée de 4 à 512 Ko, ce qui a légèrement bénéficié à la densité de stockage. On se rend compte que les fabricants essayent avant tout d’affiner leurs produits plutôt que faire exploser les capacités.

Image 1 : La bataille du téraoctet : disque dur contre SSD

Quand on sait que tous les disques durs de ce comparatif font appel à l’une ou l’autre déclinaison de la même technologie d’enregistrement, on ne peut guère être surpris par le fait qu’aucun d’entre eux ne se distingue réellement des autres, si ce n’est sur le plan de la consommation, où il est clair que les produits modernes ont fortement évolué par rapport à leurs ancêtres.

Tous emploient l’interface SATA 6 Go/s, qui ne constitue pas un goulot d’étranglement pour eux. Leurs débits ont augmenté de génération en génération et atteignent aujourd’hui plus de 200 Mo/s pour certains. Leurs performances en E/S, par contre, n’ont pratiquement pas évolué, ce qui est un problème pour un lecteur système : cela signifie qu’un disque dur récent est, objectivement, moins gourmand en énergie et plus performant, mais que cette différence est en pratique peu perceptible par l’utilisateur. Et malheureusement, ce ne sont pas les nouveaux modèle de 6 To qui vont changer la donne sur ce plan : les Ultrastar He6 annoncés par HGST sont simplement des disques durs contenant plus de plateaux et les faisant fonctionner dans un boîtier rempli d’hélium. Ils ne s’adresseront pas non plus aux particuliers dans un premier temps.

Quid du SSD ?

Il n’est pas vraiment étonnant de voir le Samsung 840 EVO 1 To dominer le terrain dans ce comparatif. Il s’agit d’un excellent SSD qui affiche des débits, des performances en E/S, une consommation et une efficacité énergétique bien plus avantageux que les disques durs. Il ne restait plus qu’à lui conférer une capacité de stockage digne de ce nom pour en faire un produit incontournable ; c’est désormais chose faite. Mieux encore, il se décline en versions 2,5″ et mSATA, ce qui plaira aux possesseurs d’ultraportables.

Malheureusement, le prix du 840 EVO demeure problématique : 520 EUR environ… soit le coût d’un ordinateur « budget » complet ! Dommage, car les avantages d’un SSD, surtout quand il est aussi bon que celui-ci, se ressentent à la première utilisation : le système est plus réactif, plus silencieux et voit son autonomie augmenter (dans le cas des portables).

À l’heure actuelle, en matière de stockage grand public, notre recommandation prendrait la forme d’un 50/50 : si votre budget est limité, le plus sensé est probablement d’opter pour un SSD de plus faible capacité comme lecteur système et de lui adjoindre un disque dur (éventuellement externe) qui servira au stockage, aux sauvegardes et à l’archivage. Un SSD de 250 Go suffit amplement à héberger le système d’exploitation, les applications et les données essentielles. Si vous avez la possibilité d’investir dans un modèle de 500 Go ou plus, vous êtes dans la situation rêvée. Rares sont les utilisateurs qui ont besoin de plus d’espace (une remarque qui ne s’applique cependant pas au lectorat typique de Tom’s Hardware, qui a tendance à avoir des exigences plus poussées).

En termes de coût, la solution la plus sensée passe par un SSD de 250 Go (à partir de 130 € environ) couplé à un disque dur de 2, 3 voire 4 To. Si vous avez besoin de mobilité, vous pouvez opter pour un disque dur portable 2,5″. Ensemble, ces deux produits vous coûteront moins cher qu’un 840 EVO 1 To tout en vous en apportant tous les avantages, à l’exception peut-être du confort d’avoir toutes vos données sur un même lecteur.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Disques durs 3,5" de 1 To
  3. Disques durs 2,5" de 1 To
  4. SSD de 1 To
  5. Configuration de test
  6. Débits et lecture/écriture aléatoire
  7. Performances en E/S
  8. PCMark 7
  9. Consommation et efficacité énergétique
  10. Rapports performances/prix et prix/Go
  11. Conclusion