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La cybercriminalité coûte maintenant plus cher que la drogue

Image 1 : La cybercriminalité coûte maintenant plus cher que la drogue

Une étude sur la cybercriminalité publiée par Symantec, célèbre éditeur de la suite de sécurité Norton, estime que le coût des fraudes et autres activités illicites sur Internet s’élève maintenant à 388 milliards de dollars mondialement (env. 276 milliards d’euros). C’est 100 milliards de dollars (env. 70 milliards d’euros) de plus que les coûts totaux engendrés par le trafic de cocaïne, d’héroïne et de marijuana. 114 milliards de dollars (env. 81 milliards d’euros) sont attribués aux pertes financières directes résultant d’actes criminels et 274 milliards de dollars (env. 195 milliards d’euros) sont liés au temps perdu par les victimes.

Les plus touchés sont les plus connectés

Selon Symantec, il y a 14 victimes de crimes sur Internet chaque seconde et environ un million de cybercrimes par jour. La population la plus à risque serait les hommes âgés de 18 à 31 ans ayant un accès à Internet depuis leur téléphone portable. 80 % d’entre eux ont déjà été victimes d’au moins une activité illégale. La grande majorité a souffert de malware. 11 % d’entre eux sont tombés dans une escroquerie en ligne et 10 % ont été victimes d’une attaque de phishing.

Cela signifie que ce sont les plus « connectés » au réseau des réseaux qui sont le plus souvent victimes, contrairement aux idées reçues qui voudraient parfois faire croire que les personnes âgées maitrisant moins bien l’outil informatique sont plus touchées. Dans les faits, les personnes qui s’exposent le plus à Internet tombent plus souvent dans les mailles des filets posés par les pirates. C’est principalement dû au fait que les hommes de 18 à 31 ans qui font l’effort d’utiliser Internet sur leur mobile font plus appel à leurs emails et qu’ils reçoivent donc plus de courriers indésirables. C’est aussi la tranche de la population qui s’adonne le plus à des activités à risque comme le téléchargement de cracks, de vidéos pornographiques ou de programmes peu connus dont la provenance n’est pas toujours certifiée.

Mobile : la nouvelle plateforme préférée des pirates

Les attaques sur mobile sont en nette hausse. Le rapport de Symantec affirme qu’il y a eu une augmentation de 42 % des vulnérabilités sur ce secteur en 2010, comparativement à 2009. Pour la première fois, 10 % des adultes sur Internet ont été victimes d’une attaque sur leur terminal mobile. L’étude pointe aussi du doigt le manque de protection sur les réseaux sociaux qui sont des terrains propices pour les personnes malveillantes. L’étude de Symantec se fonde sur une série de sondages réalisés dans 24 pays.