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La fin des netbooks

Image 1 : La fin des netbooks

Les netbooks sont-ils morts et n’ont-ils été qu’un épiphénomène de la diminution constante des prix depuis plusieurs années ? C’est le scénario qui semble se profiler : Asus a annoncé arrêter sa gamme Eee PC — lancée réellement en 2008, à peu près en même temps que le précurseur des Ultrabooks, le MacBook Air — et Acer et MSI quitterait aussi ce marché selon les rumeurs.

Asus a été le premier à proposer un netbook — à l’époque ce nom était lié à une machine de chez Psion… — avec le Eee PC 701, alors même qu’Intel ne disposait pas de processeurs adaptés. Le succès a été immédiat et tous les constructeurs se sont lancés sur ce marché, Asus en tête. Intel a sorti son Atom, Microsoft a gardé Windows XP sous perfusion et annoncé un Windows 7 adapté et le marché était promis à un grand avenir. À une époque, les netbooks ont représenté 25 % du marché des ordinateurs portables.

Puis les tablettes sont arrivées. Les PC portables classiques sont devenus de moins en moins onéreux. Les netbooks, faute d’évolution technologique majeure, se sont spécialisés, beaucoup ont été mieux équipés pour se différencier, ce qui a paradoxalement diminué la différence de prix entre un netbook et un PC portable classique. Intel, en n’améliorant pas réellement l’Atom — le core est le même actuellement qu’il y a 4 ans — et Microsoft — en imposant des limitations ridicules — ont peu à peu tué le marché. Et le peu d’évolution couplé au fait que les machines sont finalement assez robustes a empêché le marché de se renouveler de lui-même.

En 2012, on est dans une situation simple : les PC portables avec un gros disque dur et un processeur plus rapide que l’Atom sont à peine plus chers que les netbooks. Les tablettes cannibalisent aussi le marché dans le segment de la machine d’appoint et ceux qui ont déjà un netbook n’ont pas de raison de changer : les rares modèles actuels ne sont que des resucées des netbooks de 2010 et 2012.

Et Microsoft, en ne proposant pas de version Starter de Windows 8, a donné le coup de grâce au netbook. 

Les netbooks survivront peut-être : ils répondaient et répondent toujours à une demande. Mais ils vont devoir se réinventer pour que la sauce prenne. Est-ce que les constructeurs sont prêts à innover pour faire (re)vivre ce segment de marché ? Ce n’est pas certain, malheureusement.