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La France aime vraiment le «droit à l’oubli»

Image 1 : La France aime vraiment le «droit à l'oubli»Google et la guerre du droit à l’oubli

Selon les informations recueillies par Reuters, les Français ont soumis le plus de demandes de retrait de liens à Google avec 17 500 requêtes motivées par le droit à l’oubli protégé par une nouvelle décision de la Cour de justice européenne (cf. « Google doit respecter votre droit d’être oublié »). Les Allemands sont justes derrière à 16 500 demandes et les Britanniques sont en troisième position à 12 000 demandes, suivis des Espagnols (8 000), des Italiens (7 500) et des Néerlandais (5 000).

Un droit important

En mai dernier, la Cour européenne protégeait le droit à l’oubli qui permet à une personne de demander le retrait d’un lien sur un moteur de recherche pointant vers une page compromettante et non essentielle au public. Les critères mis en place tentent de trouver le juste milieu entre le devoir d’information nécessaire à l’intérêt public et le respect de la vie privée. C’est pour cela que les règles sont généralement plus favorables aux personnes privées qu’aux personnes publiques et qu’il faut prendre en compte le temps écoulé et la portée du sujet incriminant.

Une mise en place naturellement compliquée

Quelques semaines après la décision européenne, Google avait mis en place un formulaire permettant aux Internautes européens de faire leurs demandes de retrait. Il y a tout de même eu des controverses, dont les révélations de la BBC et du Guardian qui ont dénoncé une censure en faveur des personnes publiques. Le système actuel est aussi critiqué, car les moteurs de recherche sont juges et partie. Ils décident si la requête de l’utilisateur est valide. Or, si elle génère beaucoup de trafic, cela peut aller à l’encontre de leurs intérêts personnels et financiers.

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL française et du G29 regroupant les CNIL de l’Union, a fait savoir que l’Europe travaillait sur des régulations qui offriraient un cadre permettant de gérer ces problèmes. Les régulateurs sont néanmoins toujours à la recherche d’un consensus.