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La Russie veut son propre processeur ARM, le Baikal

Image 1 : La Russie veut son propre processeur ARM, le BaikalLe lac Baikal (Wikipedia)

Selon la presse russe, le pays voudrait se passer des processeurs Intel dans le futur, et devrait proposer des solutions à base d’ARM développée en interne pour essayer de se libérer du « joug » américain. Ce n’est pas une première : la Chine développe depuis plusieurs années des processeurs MIPS maison, les Longsoon. 

Nom de code Baikal

Pour le moment, deux processeurs sont prévus, Baikal M et Baikal M/S. Le premier serait destiné aux machines de bureau (avec des estimations de ventes de 700 000 machines, notamment dans les administrations) alors que le second viserait les serveurs, avec 300 000 ventes prévues. Pour le moment, les processeurs seraient basés sur une technologie ARM sous licence, avec des cores Cortex A57. Il s’agit d’un core 64 bits proposé par ARM, et d’autres constructeurs sont déjà prévus de l’utiliser, comme Qualcomm et AMD, des sociétés américaines. Selon les informations, l’implémentation russe contiendrait 8 cores à 2 GHz et gravés en 28 nm, ce qui est dans la moyenne des processeurs de cette génération. 

On peut bien évidemment supposer qu’il ne s’agit que d’une première étape : éviter les processeurs américains pour aller acheter une licence à une société britannique n’est pas une solution très intéressante. Mais étant donné qu’ARM vend des licences permettant de développer un processeur compatible avec le jeu d’instructions, la Russie pourrait d’abord proposer des puces ARM sous licence avant de développer dans le futur un core maison. C’est une méthode éprouvée dans le monde high-tech, qui permet d’habituer les développeurs à utiliser l’architecture et qui a l’avantage de garder une porte de sortie si jamais le processeur maison n’est pas satisfaisant.