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La sécurité de Galileo contournée

L’Université de Cornell aurait réussi à cracker les codes de sécurité du système européen de positionnement par satellite concurrent du GPS, à savoir Galileo. En résumé, n’importe qui possédant le périphérique adéquat peut arriver à profiter gratuitement du service qu’offre Galileo.

L’histoire

Ces codes, à l’origine secrets, ont été extraits par le laboratoire GPS de l’université. Contrairement aux satellites GPS dont l’usage est gratuit pour les usagers (mis à part l’achat d’un récepteur GPS), le système Galileo requiert un code aléatoire pour donner l’accès au système. Comme il s’avère que les deux systèmes (français et américain) partagent certaines fréquences, l’Europe devait donner à son homologue certains codes qui devaient être libres d’accès. Cependant, il semblerait que les personnes demandant les codes, des membres du laboratoire entre autres, n’aient pas obtenu satisfaction. Ils ont alors décidé de trouver les codes par eux-mêmes.

La méthode

Afin de trouver les codes, ils ont capturé une partie du signal, et, avec un algorithme, ils ont réussi à extraire le code. Après quelques semaines de travail, ils ont réussi à obtenir une connexion stable avec le satellite et ont publié le résultat de leur travail sur leur page (voir http://gps.ece.cornell.edu/galileo/). Un fabricant canadien de solutions GPS se serait connecté au satellite GIOVE-A (Galileo In-Orbit Validation Element-A) deux jours après la mise à disposition des codes.

La réponse de Galileo

Galileo a alors publié quelques codes aléatoires en avril, mais ces codes ne seraient pas utilisés par le satellite en ce moment. Par ailleurs, le document comporterait une notion de propriété intellectuelle alors que ces codes sont censés être accessibles à tout le monde. Néanmoins, le satellite faisant pour le moment partie d’un test, on peut comprendre que les codes ne soient pas les bons. Pourtant, le fait que le système soit toujours en test justifie le refus de donner les codes ?

Les chercheurs de l’université ont justifié leur action en estimant que Galileo voulait gagner de l’argent avec des données qui ne devraient pas être vendues. Par ailleurs, ils estiment que « l’Europe ne peut pas mettre sous copyright des données concernant le monde physique, même si les données proviennent d’un satellite qu’elle a construit ». L’Europe a-t-elle voulu gagner de l’argent avec ces codes ou est-ce de la mauvaise volonté ou de la négligence ? Réponse sur le forum, mais en tous les cas, il est sûr que les 4 milliards d’Euros investis dans la construction de cette flotte de satellite n’attendent que d’être rentabilisés.