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LaCie Little Big Disk Thunderbolt SSD 240 Go

1 : Introduction 3 : Le Little Big Disk Thunderbolt 4 : Démontage 5 : Fiabilité face aux interférences 6 : Le Little Big Disk sous Mac OS X 7 : Sous Windows 8 : Conclusion

Thunderbolt : un rêve technolgique

Thunderbolt est une technologie très prometteuse. Mise au point par Intel, elle fut d’abord connu sous le nom de Light Peak. A ses débuts, il s’agissait d’une interface utilisant la bande passante très importante de la fibre optique pour réunir sur un seul câble de nombreux bus distincts. Cependant, l’immaturité des puces optiques ont poussé Intel à lancer une première implémentation commerciale de Light Peak sur des câbles en cuivre : voilà Thunderbolt.

Image 1 : LaCie Little Big Disk Thunderbolt SSD 240 GoThunderbolt utilise un câble en cuivre dont les connecteurs cachent des composants actifs. La longueur de ces câbles ne peut excéder 3 m et pour le moment, seul Apple en vend (ils mesurent d’ailleurs seulement 2 m de long). Dans chaque périphérique Thunderbolt doit se trouver un contrôleur spécifique, fabriqué par Intel. Celui-ci est interfacé en PCI-Express avec le reste de la carte mère (ou plus précisément avec le processeur Sandy Bridge des iMac et MacBook Pro/Air).

La bande passante disponible est au maximum de 10 Gbit/s dans chaque sens, soit 20 Gbit/s sur un câble, pour les données PCI-Express. Par comparaison, l’USB 3.0 offre 5 Gbit/s. Mais en plus du PCI-Express, le câble Thunderbolt transporte aussi des signaux DisplayPort, avec une bande passante identique. On obtient donc une bande passante agrégée de 20 Gbit/s dans chaque sens sur un seul câble !

Le Thunderbolt offre en outre la possibilité de chaîner un maximum de 7 périphériques, y compris 1 ou 2 écrans ou des adaptateurs vers d’autres interfaces (USB, Firewire, SATA, etc.) en bout de chaîne. Enfin, Thunderbolt transporte une forte puissance électrique (10 W) suffisante pour alimenter un disque dur 3,5″ ou recharger un iPad.

Apple est pour le moment le seul vendeur de PC compatibles Thunderbolt. Sony aurait pu être le second, mais le japonais a choisi d’utiliser une variante plus proche des prototypes Light Peak : ses ultraportables Vaio Z peuvent se combiner à un dock externe (le Power Media Dock) via un câble optique, délivrant le même débit que Thunderbolt. 

Cette absence d’un parc de machines compatibles explique sans doute la rareté des périphériques Thunderbolt. On peut aussi citer le prix de cette interface. Intel en étant le seul promoteur, il faut absolument une plateforme Intel et un contrôleur Intel. Par ailleurs, le mixage des signaux DisplayPort et PCI-Express sur un seul port impose d’utiliser un assez grand nombre de puces supplémentaires. Ce mixage peut, en outre, poser des problèmes d’implémentation aux fabricants de PC : comment gérer un port Thunderbolt sur une carte graphique externe ? Remarquons qu’Apple s’est pour le moment abstenu d’ajouter le Thunderbolt sur ses Mac Pro, les seuls Mac dont l’utilisateur peut modifier la carte graphique.

Aujourd’hui, quels sont les matériels Thunderbolt sur le marché ? Ils se comptent sur les doigts d’une main de panda :

Cette situation devrait tout de même s’améliorer dès le lancement des processeurs Intel Ivy Bridge. Intel l’a annoncé à plusieurs reprises, ce lancement marquera l’arrivée du Thunderbolt dans les PC. Même si on peut s’attendre à ce que seuls quelques modèles haut de gamme l’embarque, les volumes de machines compatibles devraient rapidement croitre. Par ailleurs, Intel lancera peu après les Ivy bridge un nouveau contrôleur Thunderbolt plus complet (Cactus Ridge), qui facilitera l’intégration dans les périphériques et limitera leur coût. Intel devrait aussi, enfin, proposer des câbles Thunderbolt en fibre optique.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Thunderbolt : un rêve technolgique
  3. Le Little Big Disk Thunderbolt
  4. Démontage
  5. Fiabilité face aux interférences
  6. Le Little Big Disk sous Mac OS X
  7. Sous Windows
  8. Conclusion