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L’affaire OCZ Vertex 2 25nm

1 : Introduction 2 : Une capacité diminuée 4 : Configuration du test 5 : Performances E/S 6 : Streaming (IOMeter) 7 : Streaming (CrystalDiskMark) 8 : Lecture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko 9 : Ecriture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko 10 : PCMark Vantage 11 : Conclusion

Une baisse des performances bien réelle

La NAND Flash 25 nm asynchrone peut être plus lente qu’en 3x nm pour plusieurs raisons. En revanche, ceci ne s’applique pas à la mémoire Flash synchrone qui équipera les futurs Vertex 3.

Premièrement, la NAND Flash 25 nm nécessite un processus de correction d’erreurs plus conséquent vu que sa géométrie endure moins de cycles programmation/effacement. Ce processus entrainant une latence de traitement, on en déduit que les SSD d’OCZ en 25 nm ne peuvent assumer cette charge sans que les performances en soient impactées. Concrètement, la marque a fait un choix de manière à ce que la technologie RAISE soit en mesure de gérer les erreurs lorsque celles-ci risquent de survenir, c’est-à-dire à partir de 5000 cycles programmation/effacement.

Les conséquences ne sont pas complètement aléatoires. Nous avons partagé certains de nos résultats avec OCZ au fur et à mesure que les tests avançaient : peu importe la version du SSD, les performances en streaming sous IOMeter étaient identiques. En revanche, des écarts se sont creusés dès lors que nous avons commencé à toucher aux fichiers 4 Ko en lecture/écriture ainsi que les différents profils de benchmark (base de données, serveur fichiers …). C’est précisément dans ce genre d’exercice que la latence de traitement liée à la correction d’erreurs pourrait rentrer en jeu : rappelons que l’architecture SandForce vise le meilleur rendement possible en compressant les données pour les envoyer séquentiellement.

OCZ nous a fourni un firmware expérimental, absolument pas destiné à une sortie publique, mais ayant le mérite de répondre à nos inquiétudes. A défaut de connaitre toutes ses spécificités, on peut estimer qu’il permet d’assurer un processus de correction d’erreurs moins agressif ou bien qu’il embarque un nouvel algorithme. L’optimisation est relativement mineure à ce stade, mais OCZ affirme qu’il y a encore une bonne marge de manœuvre pour combler le déficit de performance que l’on constate actuellement. En parallèle, nous ne sommes absolument pas surpris de voir que la seconde génération de contrôleurs SandForce bénéficiera d’un ECC plus avancé.

Considérons maintenant l’alternative aux choix d’OCZ : une autre marque s’appuyant sur des contrôleurs SandForce ainsi que des puces de mémoire Flash 25 nm (ce sera bientôt le cas pour tous les partenaires de SandForce) arrive à maximiser les performances en prenant le risque de pannes à long terme vu que le processus de correction d’erreurs n’a pas été revu. A défaut d’avoir suffisamment utilisé le SSD 25 nm qui nous servira de témoin, on ne peut pas encore tirer de conclusions, mais l’hypothèse d’une épidémie de pannes d’ici trois ans n’a rien de rassurant.

D’ici là, nous avons une comparaison équilibré entre deux Vertex 2 120 Go tous deux équipés de 16 puces mémoire représentant les SSD à NAND Flash 34 et 25 nm.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Une capacité diminuée
  3. Une baisse des performances bien réelle
  4. Configuration du test
  5. Performances E/S
  6. Streaming (IOMeter)
  7. Streaming (CrystalDiskMark)
  8. Lecture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko
  9. Ecriture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko
  10. PCMark Vantage
  11. Conclusion