Accueil » Actualité » L’ARCEP s’intéresse aux fréquences libres

L’ARCEP s’intéresse aux fréquences libres

Image 1 : L'ARCEP s'intéresse aux fréquences libresLe Wi-Fi utilise des fréquences libres

L’ARCEP vient de lancer une consultation publique intéressante : elle concerne l’utilisation des bandes de fréquences libres. Ces bandes de fréquences ont eu beaucoup de succès depuis quelques années, elles sont notamment utilisées dans le cadre du Wi-Fi et du Bluetooth.

Une bande libre ?

Les bandes libres sont des fréquences qui ne nécessitent pas de demande d’autorisation, qui sont utilisables gratuitement et sur lesquelles il n’y a pas de garantie de protection (en clair, les interférences entre les appareils sont possibles). Les deux exemples typiques sont la bande des 2,4 GHz (très utilisée) et la bande des 5 GHz. La première est utilisée par beaucoup de périphériques sans fil, le Bluetooth et certaines normes Wi-Fi (802.11b, 11g, 11n) et ne nécessite plus d’autorisation depuis plusieurs années (elle était encore utilisée par les militaires à la fin des années ’90 en France). La seconde est essentiellement utilisée pour le Wi-Fi (11a, 11n, 11ac).

Le but de la consultation est de vérifier que le projet de l’ARCEP ne posera pas de soucis avec ce qui existe déjà en France. L’idée est donc de définir précisément les appareils utilisables et la puissance maximale en émission (ce qu’on appelle un dispositif à courte portée), de mettre en place la décision 2013/752/UE qui définit les fréquences libres, pour harmoniser le fonctionnement au — ce qui simplifie la gestion des périphériques au niveau européen — et la reprise de certaines dispositions complémentaires au niveau de la décision 2006/771/CE, qui concernent notamment les différentes technologies de type RFID.

Les objets connectés et le développement du Wi-Fi

Le but de l’harmonisation est aussi de montrer que les bandes libres sont importantes et qu’il est nécessaire, à moyen terme, de changer certaines choses. Le Bluetooth et le Wi-Fi sont devenus omniprésents et les deux technologies ont eu du succès en partie parce que la mise en place est simple pour les utilisateurs. Malheureusement, la bande des 2,4 GHz est totalement saturée actuellement et la bande des 5 GHz est limitée en Europe, ce qui pose déjà des problèmes, alors même que les réseaux Wi-Fi dans cette bande sont finalement assez rares. Le but est donc, à moyen terme, de libérer des fréquences supplémentaires dans cette bande, ce qui est déjà le cas dans d’autres pays. De plus, des projets existent pour installer des émetteurs 4G/LTE dans cette bande, pour essayer de libérer les réseaux classiques.

Dans la pratique, la demande en fréquences est très grande actuellement, et les objets connectés — de plus en plus populaires — sont une des causes. Même au niveau industriel, le passage de solutions filaires à des solutions sans fil est commun dans de nombreux domaines.

La consultation publique de l’ARCEP devrait se terminer le 15 octobre.