Accueil » Actualité » L’Asie n’a plus d’addresses IPv4

L’Asie n’a plus d’addresses IPv4

L’Asie Pacifique est la première région du monde à ne plus disposer d’adresses IPv4. Les seules adresses qu’il soit possible de distribuer seront nécessairement utilisées comme ponts pour les infrastructures IPv6.

Une pénurie plus rapide que prévu

Le consensus était que les régions du monde connaîtraient des pénuries durant l’été. L’annonce de l’APNIC (Asia Pacific Network Information Centre) a donc créé la surprise. En février dernier, les derniers blocs IPv4 disponibles ont été distribués aux registres Internet régionaux (cf. « L’ICANN n’a plus d’IPv4 à donner »).

L’expansion fulgurante des télécoms dans cette partie du monde est principalement responsable de cette pénurie rapide. D’autres régions devraient suivre prochainement. Aujourd’hui, l’APNIC affirme que les acteurs ne peuvent demander qu’un seul bloc /22 (1 024 adresses) et doivent justifier qu’ils en ont besoin pour basculer vers l’iPv6.

Des conséquences néfastes de la lenteur à passer à l’IPv6

Concrètement, cela signifie que les FAI et les entreprises sont obligés de ne compter que sur le stock d’adresses qu’ils possèdent déjà. Ils ne pourront plus en obtenir de nouvelles à part dans certains cas particuliers. Le passage à l’IPv6 est donc « obligatoire » selon l’APNIC qui répète un message que l’on entend depuis des années. Le problème est que beaucoup d’opérateurs dans cette région du monde ont souvent du mal à mettre à jour leur infrastructure pour des raisons géographiques ou économiques et on craint qu’ils ne soient tentés par le marché noir d’adresses IPv4 qui devrait connaître un essor fulgurant.

Des experts affirment que le continent européen et le Moyen-Orient, qui sont sous la tutelle du RIPE (Réseaux IP Européens), devraient être les prochains à annoncer la rupture de leurs stocks d’adresses IPv4.