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Le Bluetooth, une technologie méconnue

1 : Le Bluetooth, un peu d'histoire 2 : Petite introduction 3 : Les normes et les Classe 5 : Trois modes de transfert 6 : La pile Bluetooth et les stacks 7 : La sécurité et le jumelage 8 : Le Bluetooth et les Profiles 9 : Les Profiles audio 10 : Conclusion, le futur

Mais comment ça marche ?

Le Bluetooth utilise une technologie radio pour la transmission des données, nous l’avons déjà vu. La norme utilise une bande de fréquences ISM (Industriel Scientifique Médicale) qui se trouve dans les 2,4 GHz. Pour couper court (en partie) à la polémique, rappelons que « dans la bande des 2,4 GHz » ne signifie pas 2,45 GHz — la fréquence utilisée dans les fours à micro-ondes — et qu’il ne s’agit pas non plus de la fréquence de résonance de l’eau. Au passage, les fours à micro-ondes industriels travaillent aux environs de 900 MHz.

Une bande encombrée

Une autre technologie courante travaille dans la même bande, le Wi-Fi (en version 802.11b, 802.11g et 802.11n), et les récepteurs de beaucoup de claviers et de souris utilisent aussi cette bande de fréquence.

Le Bluetooth travaille sur 79 fréquences, par pas de 1 MHz, entre 2400 et 2483,5 MHz. Il fonctionne par sauts de fréquences, c’est-à-dire que la fréquence utilisée change en permanence (toutes les 625 microsecondes, soit 1600 fois par seconde). Cette particularité permet en partie d’éviter les interférences (la bande des 2400 MHz était notamment utilisée par l’armée pour ses communications).

Les différentes versions de la norme Bluetooth améliorent en partie la gestion des interférences, la version 1.1 ajoute un signal indiquant la puissance de réception (RSSI) et la version 1.2 utilise la technologie AFH (saut de fréquences adaptatif) qui permet de réduire les interférences avec les réseaux Wi-Fi en évitant de faire des sauts entre des fréquences trop proches.

Le fonctionnement : maître – esclave

Le Bluetooth travaille avec une architecture de type maître/esclave. Un périphérique peut avoir trois rôles : maître, esclave, ou esclave en attente (parked). Un maître peut administrer des esclaves pour former un « piconet » : c’est un ensemble de périphériques qui peut contenir 8 membres : 1 maître et 7 esclaves. En plus, il peut y avoir jusque 255 esclaves « parked ».

Ensuite, les réseaux piconet peuvent être interconnectés, un maître peut être esclave d’un autre maître. En théorie, un « scatternet » peut contenir au maximum 72 périphériques : on peut chaîner jusqu’à 10 piconet, mais certains membres (8) doivent être communs pour faire effet de passerelles entre les piconet : (8 x 10) – 8 = 72.

Sommaire :

  1. Le Bluetooth, un peu d'histoire
  2. Petite introduction
  3. Les normes et les Classe
  4. Mais comment ça marche ?
  5. Trois modes de transfert
  6. La pile Bluetooth et les stacks
  7. La sécurité et le jumelage
  8. Le Bluetooth et les Profiles
  9. Les Profiles audio
  10. Conclusion, le futur