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Le chiffre d’affaires d’Ubisoft n’a pas buggé, lui

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Quelques jours après ses concurrents, l’éditeur français Ubisoft dévoile ses chiffres pour le troisième trimestre de l’année fiscale 2014 – 2015 (1er septembre au 31 décembre 2014). Un trimestre qui sera scruté à la loupe par les observateurs puisque c’est la première année où les blockbusters maison sont autant décriés (Assassin’s Creed Unity en tête, Far Cry 4 dans une moindre mesure). Cela a-t-il nuit à l’éditeur ? Non, clairement.

Ubisoft réalise un excellent trimestre avec un chiffre d’affaires qui se monte à 809,7 millions d’euros, en progression de 55,8% d’une année sur l’autre. Des ventes qui sont d’ailleurs supérieures à l’objectif de 730 millions d’euros fixé à l’automne. Depuis le début de l’année fiscale il y a 9 mois, les ventes s’élèvent à 1,293 milliard d’euros, soit 59,2% de plus que l’année dernière à la même époque. Ce succès s’explique au final par la combinaison de trois facteurs. La présence des blockbusters annuels (deux Assassin’s Creed cette année, Just Dance), la venue d’autres licences qui ne sortent pas annuellement (Far Cry 4), mais aussi de nouvelles IP qui dopent le résulat (The Crew ou le long seller Watch Dogs).

Dans les faits, nous apprenons qu’Assassin’s Creed Unity et son petit frère Rogue ont été écoulés à 10 millions d’exemplaires, Far Cry 4 a pour sa part conquis 7 millions d’adeptes, et The Crew 2 millions. Attention à ne pas négliger l’impact de Watch Dogs dans l’équation car avec 10 millions de copies vendues à date, le titre continue à bien se vendre 9 mois après son lancement. Le segment numérique a de son côté vu ses ventes croître de 157 % à 138 millions d’euros tandis que celles du back-catalog (les vieux titres) ont augmenté de 25,9% à 67,1 millions d’euros.

Concernant le dernier trimestre de l’année fiscale, Ubisoft s’attend à dégager un chiffre d’affaires de 146 millions d’euros (-25% d’une année sur l’autre), pour un global de 1,44 milliard d’euros sur l’exercice, au lieu de 1,4 milliard d’euros attendus. Pour faire simple, tout va bien malgré les critiques essuyées ces derniers mois.