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Le code source de CP/M ouvert à tous

Image 1 : Le code source de CP/M ouvert à tousVoilà à quoi ressemblait CP/M 1.3 (source Udo Munk, Computer History Museum)

Oyez, oyez, vétérans de l’informatique qui avez connu un monde sans Mac et sans PC ! Un fantôme du passé est revenu vous hanter, pour le plaisir. CP/M, qui est à peu près à Windows ce que l’australopithèque est à homo sapiens sapiens, est depuis cette nuit un open source grâce au Computer History Museum de Mountain View, en Californie.

Plus exactement, le musée donne accès au code source de quatre versions de CP/M : la 1.1 de 1975, la 1.3 de 1976, la 1.4 de 1978 et la 2.0 de 1979. Il est disponible sous la forme de code machine ou de listings papiers. Le musée précise que le code est exploitable uniquement dans le cadre d’une utilisation personnelle sans but commercial… mais à vrai dire, quel bénéfice commercial pourrait-on tirer d’un code vieux de quarante ans ?

Pour les plus jeunes, un petit rappel historique s’impose. CP/M fut l’un des tout premiers systèmes d’exploitation. Il fut créé par Gary Kildall, informaticien et consultant pour Intel. CP/M avait pour particularité d’être écrit dans un langage de haut niveau et non pas en code assembleur, comme beaucoup de ses pairs à l’époque. Grâce à cela, il pouvait être porté sur des machines aux processeurs divers: ce fut la clé de son succès. L’autre particularité de CP/M est qu’il fut le premier à savoir gérer les lecteurs de disquettes (7″ à l’époque).

En 1980, un autre programmeur développa QDOS, un autre OS basé sur CP/M, prévu pour les processeurs Intel 8086. QDOS fut racheté par Microsoft, jeune société qui devait créer un OS pour le PC qu’IBM s’apprêtait à mettre sur le marché. MS DOS et le PC connurent un succès tel qu’ils éclipsèrent les autres plateformes et CP/M avec elles.