Accueil » Comparatif » Le comparatif ultime de 87 pâtes thermiques sur CPU et GPU

Le comparatif ultime de 87 pâtes thermiques sur CPU et GPU

1 : Intro, et sélection des 3 meilleures pâtes thermiques 2 : Pourquoi la pâte thermique ? 3 : Les détails à ne pas négliger 5 : Bien appliquer la pâte thermique 6 : Protocole : quatre tests différents 7 : Résultats de test sur CPU watercooling 8 : Résultats de test sur CPU aircooling 9 : Résultats de test sur GPU aircooling 10 : Viscosité et facilité d'application

Choisir la pâte thermique adaptée

Quelle recette ?

Les pâtes thermiques permettant de faire de belles marges pour les fabricants, le marché foisonne de modèles. Si la composition exhaustive de la plupart des produits est tenue secrète, une simple recherche sur Google permet d’établir une liste des ingrédients récurrents. En termes de température, la limite maximale est généralement de 150 °C, bien que certains produits affichent une tolérance allant jusqu’à 300 °C voire plus.

La composition d’une pâte détermine sa conductivité thermique et électrique, sa viscosité ainsi que sa tenue dans le temps. Parmi les ingrédients typiques, on retrouve l’oxyde de zinc et la silicone, cette dernière étant utilisée comme agent liant. Cependant, les produits qui s’appuient uniquement sur cette association ont quasiment disparu : la plupart des marques y ajoutent d’autres éléments comme l’aluminium. La Prolimatech PK1 est composée de 60 à 85 % d’aluminium, 15-25 % d’oxyde de zinc, 12-20 % d’huile de silicone et enfin d’un agent antioxydant. D’autres combinaisons sont plus intrigantes, comme celle de la Be Quiet! DC1 qui liste 60 % d’oxyde métallique, 30 % d’oxyde de zinc (depuis quand le zinc n’est-il plus considéré comme un métal ?!) et 10 % de silicone.

Image 1 : Le comparatif ultime de 87 pâtes thermiques sur CPU et GPU

Certaines pâtes thermiques comme l’Arctic Silver 5 contiennent même des particules d’argent. D’autres font appel au graphite comme la WLPG 10 de Fischer Elektronik, laquelle fait l’impasse sur la silicone et affiche une excellente conductivité thermique (10,5 W/m·K). Mais ces dernières sont plus difficiles à appliquer et sont électriquement conductrices. On trouve également  des références utilisant des nanoparticules de carbone qui sont chères et là aussi conductrices. Enfin, les pâtes thermiques à base de cuivre sont moins nombreuses qu’auparavant, mais on en trouve encore quelques-unes en cherchant un peu.

Image 2 : Le comparatif ultime de 87 pâtes thermiques sur CPU et GPU

Le métal liquide

Les pâtes thermiques sous forme de métal liquide et autres patchs métalliques sont à réserver aux utilisateurs les plus avertis. La pose de ces produits n’est pas sans risque compte tenu de leur capacité à conduire l’électricité, et il nous semble plus prudent de les considérer séparément des pâtes thermiques plus courantes. Dans l’immédiat, disons qu’ils nécessitent une certaine expertise et quelques conditions avant de pouvoir être utilisés.

Tous ces produits partagent une caractéristique commune : quelle que soit leur composition ou leur prix, leur capacité en dissipation thermique sera toujours inférieure à celles des capsules et dissipateurs. La pâte thermique est donc systématiquement le maillon faible de la chaine de refroidissement et ce quel que soit son prix !

Sommaire :

  1. Intro, et sélection des 3 meilleures pâtes thermiques
  2. Pourquoi la pâte thermique ?
  3. Les détails à ne pas négliger
  4. Choisir la pâte thermique adaptée
  5. Bien appliquer la pâte thermique
  6. Protocole : quatre tests différents
  7. Résultats de test sur CPU watercooling
  8. Résultats de test sur CPU aircooling
  9. Résultats de test sur GPU aircooling
  10. Viscosité et facilité d'application