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Le débit maximal de transfert de données établi

Des chercheurs de l'université de Stanford ont annoncé dans l'édition de mercredi du journal Nature avoir découvert une vitesse limite de transfert de données qui va restreindre leur rapidité d'écriture sur les disques et leur consultation. La bonne nouvelle est que cette vitesse maximale est 1000 fois supérieure à celle des supports de stockage actuels selon les scentifiques.

Quand des données sont stockées sur des disques, des zones minuscules contenant chaque unité binaire (bit) sont magnétisées dans une direction ou son opposé, pour représenter un 0 ou un 1. La réécriture des données implique d'envoyer une impulsion électromagnétique qui renverse le sens de l'unité binaire. En accélérant l'impulsion, vous raccourcissez le temps nécessaire pour stocker ou récrire l'information. Mais si cette impulsion est trop rapide ou intense, l'énergie dégagée trouble le jeu magnétique et conduit à des données non fiables.

Les scientifiques ont trouvé ce problème grâce à un accélérateur de particules à l'université de Stanford et en envoyant des électrons vers du matériel magnétique servant à stocker des données informatiques. Les électrons voyageaient quasiment à la vitesse de la lumière et duraient 2.3 pico-secondes. Les résultats étaient concluants puisque les données du support magnétique étaient indéchiffrables ou peu fidèles aux données d'origine. Le débit maximal semble donc se situer aux environs des 55 Go/s.

Une partie de l'accélérateur de particules de l'université de Stanford

L'équipe de recherche a déclaré que « si nous voulons dépasser cette vitesse de transfert, il faudrait inventer une technologie complètement nouvelle ». Toutefois cette étude ne semble pas inquiéter les constructeurs de disques durs, à commencer par Seagate : le responsable technologique a ainsi déclaré que ces recherches auront peu d'effet sur l'industrie du stockage de données informatiques. « Nous ne sommes pas près d'avoir des accélérateurs de particule dans les ordinateurs, donc les vitesses de transfert atteintes dans ces tests ne sont pas prêtes de l'être par les supports de stockage. Ce n'est pas quelque chose qui va avoir un impact sur les disques durs ». A l'heure actuelle cela est vrai, en revanche on peut penser que dans un futur à long terme ce taux limite pourra être atteint, à moins que de nouvelles technologies apparaissent entre temps.

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