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Le domaine .xxx encore reporté

Au mois de juin, nous vous parlions dans notre article intitulé « Les .xxx pour nous sauver tous ? » d’un projet que l’ICANN souhaitait mettre en place et qui consistait en la création d’un nom de domaine .xxx permettant de regrouper tous les sites pornographiques.

La contestation

Néanmoins, l’Administration Bush (voir notre actualité « Georges W.X.X.X Bush et le net » ) s’insurgeait contre cette idée qu’elle jugeait choquante. Il serait donc apparemment plus sain, si l’on suit le président des États-Unis, de chercher des armes de destructions massives que regrouper des sites hardcore sur un domaine afin de contenir ces actes de « destructions massives ». Nous ne sommes néanmoins pas là pour juger (nous vous laissons le soin de le faire sur le forum).

La meilleure défense reste la fuite !

On apprend aujourd’hui que l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui est le principal décideur de cette affaire, après avoir approuvé la création du domaine .xxx vient une nouvelle fois de reporter l’application de cette mesure, estimant que le comité à trop de sujet à l’ordre du jour pour avoir le temps de bien traiter cette affaire. Il semblerait surtout que l’organisation veuille encore tâter le terrain au regard des lettres de protestations qu’elle a reçu et qui affirment que le domaine .xxx « donnerai aux acteurs de la pornographie plus d’opportunités pour distribuer leurs impuretés sur Internet (…) en donnant de faux espoirs aux parents (…) [tout en donnant] de la légitimité à l’industrie pornographique hardcore »

Ce n’est pas ce que fait déjà Internet ? Je ne savais pas que la toile attendait le domaine .xxx pour développer cette industrie. Il faut juste que l’on m’explique alors pourquoi le mot « sex » génère déjà 233 000 000 résultats sur Google contre 228 000 000 pour le mot « peace » et seulement 126 000 000 pour « Second World War » ou 19 600 000 pour le mot « genocide ».

De plus, pour citer nos confrères de ArsTechnica, « la vraie question [NDLR: dans cette affaire] n’est pas où est le porno ou même le porno en général. C’est simplement qui contrôle Internet ».