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Le retour des pirates nigérians de l’attaque 419

Image 1 : Le retour des pirates nigérians de l'attaque 419Une attaque 419 classique

Des chercheurs de la firme de sécurité Palo Alto Networks ont révélé une nouvelle série d’attaques par le groupe qui a lancé les escroqueries nigérianes 419 à la fin des années 90 et au début de l’an 2000. Selon le New York Times, les pirates utilisent deux outils très bon marché et disponibles sur la Toile, NetWire, un cheval de Troie pour Windows, OS X et Linux et DataScrambler qui permet de cacher l’existence de NetWire aux antivirus. Les victimes seraient aujourd’hui principalement situées à Taïwan et en Corée du Sud.

De nouvelles attaques qui visent les entreprises

Selon le quotidien, DataScrambler est disponible contre un abonnement allant de 25 $ à 60 $, ce qui le met à la portée de beaucoup de personnes malhonnêtes. Palo Alto Networks aurait retracé l’origine de ces attaques au Nigéria et un des pirates aurait même publié sur son compte Facebook des photos prises avec liasses de billets américains de 100 dollars obtenues grâce aux fraudes qu’il aurait perpétrées, selon les propos repris par le quotidien. Les attaques viseraient principalement les employés de compagnies qui ouvrent des pièces jointes sans faire attention.

Retour sur la fraude 419 qui a marqué l’histoire du web

419 était une escroquerie qui a convaincu un nombre important d’internautes d’envoyer de l’argent pour aider une personnalité importante qui allait soi-disant reverser des sommes considérables en échange. À l’apogée de ce type de fraude, les victimes perdaient en moyenne 5 100 dollars (env. 3 800 euros) selon un rapport du gouvernement américain paru en 2006. Les emails affirmaient par exemple qu’un parent éloigné souhaitait laisser un héritage ou qu’une personne avait besoin de transférer de l’argent et qu’elle offrirait une récompense importante à qui pourrait l’aider.

Si ce type d’attaque a été lancé depuis de très nombreux pays, celles en provenance du Nigeria ont non seulement été les plus populaires et les plus nombreuses, mais une cour de justice de San Diego au Texas a reconnu que des membres du gouvernement de ce pays, dont un ancien gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, ont participé à ce type de fraude. Le terme 419 fait référence à l’article 419 du Code pénal nigérian qui interdit ce type d’activité.