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Les chiffres confirment la différence entre l’Apple A9 de TSMC et Samsung

Image 1 : Les chiffres confirment la différence entre l'Apple A9 de TSMC et SamsungLes résultats obtenues et présentés par le Dr. Scholak

Torsten Scholak, docteur en physique théorique, a obtenu plus de 60 résultats en provenance des tests de batteries sous Geekbench et montre que l’on retrouve la différence d’autonomie d’environ 30 % entre un smartphone utilisant un SoC Apple A9 en provenance de Samsung et un même smartphone utilisant un Apple A9 de TSMC. L’information est connue depuis la semaine dernière (cf. « Le SoC Samsung de l’iPhone 6s serait trop gourmand ») et elle fut confirmée par Apple. D’autres sites ont depuis vérifié l’information (cf. « iPhone 6s : un vrai test montre le peu de différence entre SoC Samsung et TSMC »). En condition normale d’utilisation, la différence de consommation entre les deux puces est imperceptible, l’avantage de TSMC n’étant que de quelques points. Par contre, sous Geekbench, qui est un stress test qui va pousser les puces de façon anormale, la différence est nettement plus prononcée.

Le problème est que tous ces tests ne comparent que deux smartphones et il est donc difficile de savoir si la différence est due à un problème dans la fabrication de la puce ou simplement à un die moins performant que les autres. Le papier de Dr. Scholak montre avec un peu plus de certitude que le problème semble bien toucher l’ensemble des puces en provenance de Samsung et s’il faut continuer d’être prudent parce que nous n’avons que 62 résultats de tests, cela semble clairement indiquer que les premiers résultats n’étaient pas le fruit du hasard au choix d’une puce, mais bien un problème systémique. Enfin, même si la raison exacte n’est pas encore connue et ne le sera peut-être jamais, puisque l’on doute que Samsung admette qu’il y a un « problème », nos confrères d’AnandTech imaginent que « l’A9 de Samsung atteint simplement des températures moyennes plus élevées en raison de la plus petite taille de son die (même dégagement de chaleur sur une surface plus petite), ce qui affecte naturellement la demande en puissance en raison de la nature de la physique des semiconducteurs (accroissement des fuites) », leur conclusion rejoignant l’hypothèse que nous avions émise la semaine dernière qui affirmait que les courants de fuite sont probablement plus importants sur la puce de Samsung.