Accueil » Actualité » Les disques durs de 100 To arriveraient en 2025

Les disques durs de 100 To arriveraient en 2025

Image 1 : Les disques durs de 100 To arriveraient en 2025Roadmap de l’ASTCAlors que les disques durs 10 To commencent à faire leur apparition (cf. « HGST annonce des disques durs de 10 To »), l’Advanced Storage Technology Consortium (ASTC) affirme dans sa roadmap publiée il y a quelques jours que les disques durs de 100 To devraient être commercialisés en 2025, selon ses prédictions. Le consortium estime que nous disposons maintenant de nouvelles technologies pour plus rapidement accroître la capacité des disques durs.

Les technologies d’aujourd’hui devraient nous amener jusqu’en 2020

Selon la roadmap, l’enregistrement magnétique à chaud (HAMR ou Heat-Assisted Magnetic Recording) devrait porter les disques durs jusqu’à 2021, environ, et le 50 To. Pour mémoire, cette technologie dont on vous parle depuis 2007 (cf. « Seagate : ‘‘Heat-Assisted Magnetic Recording’’ ») utilise un laser pour chauffer avec une très grande précision un point sur le disque dur qui va servir à stocker le bit de donnée, ce qui permet d’accroître la capacité. Cette technologie devrait être utilisée avec le Shingled Magnetic Recording (SMR) ou l’enregistrement magnétique à deux dimensions (TDMR ou Two Dimensional Magnetic Recording). La première chevauche les pistes (cf. « Des disques durs 25 % plus denses grâce au Shingled Magnetic Recording »), tandis que la seconde utilise plusieurs têtes de lecture pour réduire le rapport signal-bruit et améliorer la densité. On notera que la roadmap ne parle pas de l’hélium qui est lui aussi très prometteur.

Une nouvelle surface magnétique pour atteindre le 100 To en 2025

À partir de 2020, les industriels devraient passer à l’enregistrement magnétique à point chauffé (HDMR ou Heated-Dot Magnetic Recording), selon le consortium. Cette technologie est en fait le mariage de l’enregistrement magnétique à chaud et l’enregistrement magnétique à motifs binaires (Bit-Patterned Magnetic Recording ou BPMR). Très schématiquement, cette technologie permettrait d’utiliser un grain magnétique par bit au lieu des 20 à 30 grains utilisés aujourd’hui. En laboratoire, cette technologie permet aujourd’hui une densité de 2,5 Tbits/pouce carré en offrant des points magnétiques de 10 nm. Cela demande néanmoins d’utiliser des surfaces magnétiques très différentes de celles que l’on trouve dans les disques durs d’aujourd’hui et qui sont pour l’instant difficiles à fabriquer.