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Les enchères pour la 4G en 700 MHz vont pouvoir ouvrir

Image 1 : Les enchères pour la 4G en 700 MHz vont pouvoir ouvrirÉtat des réseaux 4G en France (source : ARCEP)

L’un des grands chantiers de l’année 2015 pour l’année 2015 est la mise aux enchères d’une nouvelle bande de fréquences « en or », la bande des 700 MHz, libérée par la TNT. L’ARCEP vient de présenter les modalités envisagées pour l’attribution des licences correspondantes, cruciales pour l’avenir de Free mobile.

Free mobile est en effet le seul opérateur à ne pas disposer d’une licence 4G dans les fréquences basses (700 MHz, 800 MHz ou 900 MHz) celles qui permettent de couvrir de larges zones et pénètrent facilement à l’intérieur des bâtiments. Le 4e opérateur mobile français n’a pour le moment que 5 MHz en 900 MHz pour la 3G, 5 MHz en 2,1 GHz pour la 3G et 20 MHz en 2,6 GHz pour la 4G. Pour remplir ses obligations de couverture, répondre aux besoins en débit des clients et s’affranchir de l’itinérance sur le réseau Orange, Free mobile doit récupérer plus de spectre.

L’ARCEP a décidé de mettre en vente 30 MHz (duplex) sur la bande 700 MHz. Ce spectre sera découpé en six lots de 5 MHz. Pour assurer une concurrence suffisante, le régulateur à mis en place deux restrictions. D’une part, un opérateur ne pourra pas obtenir plus de trois blocs soit 15 MHz. D’autre part, un opérateur ne pourra pas cumuler plus de 30 MHz dans les fréquences basses. Orange, SFR et Bouygues ayant déjà chacun 10 MHz dans la bande 800 MHz et 10 MHz dans la bande 900 MHz, ne pourront pas prétendre à plus de 10 MHz sur la bande 700 MHz. 

Chaque lot de 5 MHz sera mis à prix à 416 millions d’euros : l’état devrait donc récupérer un minimum de 2,5 milliards d’euros. Le calendrier retenu est le suivant : ‘appel à candidatures officiel doit être lancé en juillet, les enchères doivent se tenir au quatrième trimestre et les licences seront accordées avant la fin 2015. Les fréquences ne seront cependant exploitables qu’à partir d’avril 2016.

L’ARCEP a, enfin, assujetti l’exploitation des fréquences basses à des objectifs de couverture très stricts et visant à améliorer la situation des zones rurales. Ainsi, les opérateurs auront l’obligation de couvrir 40 % d’une zone de déploiement prioritaire (qui représente seulement 18 % de la population, mais 63 % du territoire de l’hexagone) avant la fin 2020.