Accueil » Actualité » Les nanopixels promettent des écrans à 80 000 ppp

Les nanopixels promettent des écrans à 80 000 ppp

Image 1 : Les nanopixels promettent des écrans à 80 000 ppp

Jusqu’où iront-ils ? Des chercheurs de l’université d’Oxford ont découvert un moyen de créer des écrans dotés de pixels de seulement 300 nanomètres de côté. Remettons ce chiffre dans son contexte : le plus fin des écrans de smartphone actuels, celui du LG G3, possède des pixels de 47 000 nanomètres. De tels nanopixels permettraient de faire exploser la résolution au-dessus de 80 000 ppp !

Heureusement, avant qu’un constructeur puisse inscrire ce chiffre aussi élevé qu’inutile sur la fiche technique de son produit, beaucoup d’eau risque de couler sous les ponts. Les nanopixels sont encore très loin du stade de la production. Les chercheurs ont tout juste découvert la possibilité de les créer. Pour ce faire, ils ont utilisé un sandwich fait de plusieurs couches d’un matériau – un alliage de germanium, antimoine et tellure – capable de changer de phase (c’est-à-dire de passer d’une structure cristalline à un état amorphe) sous l’effet d’un courant électrique. Moduler la taille des électrodes permet de moduler la couleur du nanopixel.

Mais la caractéristique la plus prometteuse de ces écrans n’est pas la taille des pixels, bien au-delà des limites de la vision humaine. Contrairement aux cristaux liquides ou aux diodes organoluminescentes, les nanopixels à changement de phase ne nécessitent aucun rafraîchissement. Leur consommation pourrait donc être très faible. Ces nanopixels peuvent aussi être déposés sur des feuilles de Mylar d’une épaisseur de 200 nanomètres, autrement dit, ils pourraient servir à réaliser des écrans flexibles. Les chercheurs envisagent même de pouvoir un jour créer des rétines artificielles. Beaucoup de perspectives enthousiasmantes, que l’on espère voir se concrétiser.