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Les PowerPC (re)passent au 64 bits

Image 1 : Les PowerPC (re)passent au 64 bits

Mais où se cachent les PowerPC ?

Même s’ils ont disparu de l’informatique grand public en 2006, les PowerPC sont encore là. D’abord dans les consoles, la Wii, la Xbox 360 et la PlayStation 3 sont à base de PowerPC. Ensuite dans les appareils réseau, certains NAS et beaucoup de routeurs utilisant les puces de Freescale. Enfin, beaucoup de cartes RAID récentes utilisent des cores PowerPC pour la gestion du RAID5 (et consorts).

Freescale passe enfin au 64 bits avec ses PowerPC. La firme, une « spin off » de la branche processeur de Motorola, avait continué à faire évoluer les processeurs PowerPC de la marque (les « G4 ») pour le monde de l’embarqué et les séries e5500 passent donc maintenant au 64 bits. Par rapport au e500 (32 bits), les processeurs atteignent la même fréquence maximale (2,5 GHz) mais la puissance augmente : 3 « Dhrystone Mips » par MHz sur le e5500 contre 2,5 « Dhrystone Mips » par MHz sur le e500.

Les PowerPC actuels sont généralement des SoC intégrant un chipset complet dans la même puce : SATA, PCI-Express, contrôleurs mémoires, Ethernet, USB, etc. Destiné au monde de l’embarqué, les processeurs consomment peu pour des SoC complets, environ 30 W pour la version à 2,2 GHz (2 cores en 45 nm). Rappelons que les PowerPC restent parmi les processeurs les plus rapides, ils sont bien plus efficaces que les ARM et les Atom, notamment grâce à une architecture OoO (Out Of Order) et une FPU efficace. Enfin, le 64 bits va permettre d’accélérer certains traitements mais surtout de prendre en charge plus de 4 Go de mémoire. Rappelons tout de même que si Motorola n’a jamais proposé de modèles 64 bits, IBM a vendu à Apple des G5 (PPC970) en 64 bits pendant plusieurs années.