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Les répercussions du séisme japonais sur la high-tech

2 : Le marché des LCD est l'un des plus touché 3 : Un écosystème fragilisé 4 : Une rentrée sous le signe de l'austérité ?

Introduction

Image 1 : Les répercussions du séisme japonais sur la high-tech

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre d’une magnitude de 9 sur l’échelle de Richter a secoué le Japon. Le bilan humain et matériel fut terrible. Aujourd’hui, le pays du soleil levant se reconstruit, mais les effets de cette catastrophe sur le marché de l’électronique se font toujours ressentir. Comme le soulignait Bloomberg au moment du désastre, le Japon produit 40 % de la production mondiale de composant électronique et audiovisuel et 60 % de la production mondiale de silicium utilisée dans la fabrication de semiconducteurs. En interrogeant plusieurs de nos sources, nous nous sommes rendu compte que les effets du tsunami étaient encore bien présents et nous n’anticipons pas un retour à la normale avant la fin du troisième trimestre, voire le quatrième trimestre de cette année.

Il convient tout d’abord de souligner que les entreprises maintiennent un secret d’État autour des pénuries et des difficultés à redémarrer les usines. Les informations arrivent au compte-goutte et les discours sont souvent planifiés pour avoir le moins d’impact possible sur le cours des actions et le moral des investisseurs. Il faut dire que ces annonces obligent les entreprises à dévoiler les montants dépensés pour remettre les usines en marche. Texas Instruments a par exemple dépensé plus de 20 millions d’euros. D’autres entreprises sont aussi obligées de déclarer les pertes parfois qualifiées d’« extraordinaires », comme celles de Mitsubishi Gas Chemical Company qui a dû dévoiler une perte de 25 millions d’euros. Il est donc impossible aujourd’hui de fournir une liste exhaustive de l’état des lieux des acteurs de l’industrie du semi-conducteur quatre mois après ce désastre, car toutes les entreprises n’ont pas encore clairement avoué si elles avaient retrouvé un niveau de production et de livraison d’avant la catastrophe. Néanmoins, il est possible de prendre du recul et faire un premier bilan.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le marché des LCD est l'un des plus touché
  3. Un écosystème fragilisé
  4. Une rentrée sous le signe de l'austérité ?