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Les répercussions du séisme japonais sur la high-tech

1 : Introduction 3 : Un écosystème fragilisé 4 : Une rentrée sous le signe de l'austérité ?

Le marché des LCD est l’un des plus touché

Image 1 : Les répercussions du séisme japonais sur la high-tech

Selon les documents que nous avons eus entre les mains, les moniteurs semblent être particulièrement touchés. Les revendeurs français écoulent les stocks actuels, mais les dates de réapprovisionnement restent toujours incertaines. Nous savons que certaines chaînes de fabrication de LCD de Panasonic ont été touchées lors du tsunami. Le fabricant avait annoncé que certaines d’entre elles seraient remises en service en avril, mais il n’est pas sûr que toutes aient retrouvé leur niveau d’avant la catastrophe.

Les chaînes de fabrication d’écrans

Panasonic n’est pas le seul affecté. Le fait que Toshiba et Hitachi, deux grands fabricants d’écrans pour ordinateurs portables, tablettes et smartphones, aient dû fermer leurs usines explique en partie les pénuries d’appareils mobiles. Les iPad 2 sont introuvables et demandent toujours deux semaines lorsqu’ils sont commandés sur l’Apple Store. De même les systèmes Tegra 2 Acer Iconia A500 et Asus Eee Pad Transformer TF101 sont presque introuvables. Il reste encore des Blackberry PlayBook, mais les revendeurs n’ont pour l’instant aucune date de réapprovisionnement.

Ce n’est pas étonnant. Hitachi Display a fait savoir que ses usines avaient été remises en service le 5 avril dernier, mais que les livraisons devraient retrouver leur niveau d’avant le séisme en aout 2011 avec l’aide de Chimei Innolux, un fabricant de dalles taïwanais qui tente d’assurer les commandes que Hitachi ne peut pas satisfaire. Toshiba fut bien moins touché par la catastrophe. Les réparations de l’usine de Toshiba Mobile Display située à Fukaya devaient prendre un mois durant lequel l’usine de Ushikawa était censée assurer la relève. Au final, le site a été partiellement remis en service le 28 mars dernier et a retrouvé ses niveaux d’avant la catastrophe à la fin avril.

Les fournisseurs de composants

Image 2 : Les répercussions du séisme japonais sur la high-techLes déboires de Canon et Nikon ont aussi gravement influencé le marché des écrans. Nikon est le premier fournisseur de silicium polycristallin basse température (LTPS) dans lequel sont gravés les transistors pilotant les cristaux liquides. Les deux sont aussi les plus grands producteurs de substrats de verre utilisés dans les dalles. Or, Nikon n’a rouvert ses usines que le 30 mars dernier et n’a toujours pas annoncé un retour à la normale. Canon a mis un peu plus de temps. Les usines les plus touchées n’ont repris leurs activités qu’à la mi-avril, mais lui aussi ne dit pas quand il espère un retour à des niveaux d’avant tsunami. De plus, nos sources nous ont indiqué que les grossistes français n’avaient plus de reflex Canon et Nikon en stock et les optiques connaitraient aussi des pénuries importantes. Ils n’ont pas non plus de dates de réapprovisionnement pour le moment. Au mieux, les premières livraisons devraient arriver à la mi-juillet, mais rien n’est moins sûr. Bref, les activités de production ont repris leur cours, mais nous sommes encore à plusieurs mois d’un retour à la normale.

Dans la même ligne, Hitachi Chemical et Sony Chemical connaissent également des problèmes qui ont des effets négatifs sur le marché. Ils sont les principaux fournisseurs de films anisotropes conducteurs utilisés pour relier les pixels au circuit intégré. Sony Chemicals a repris ses activités à la fin mars. La situation est plus floue pour Hitachi Chemicals, mais les dommages sont en principe relativement minimes.

Le marché des écrans LCD souffre aussi des dommages collatéraux. Le tremblement de terre fut si violent qu’il fut ressenti en Corée du Sud et certains outils de production de Samsung et LG ont dû être recalibrés, ce qui a demandé l’arrêt des chaînes de fabrication pendant quelques jours avec des conséquences à plus long terme.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le marché des LCD est l'un des plus touché
  3. Un écosystème fragilisé
  4. Une rentrée sous le signe de l'austérité ?