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Les smartphones mettent les réseaux à genoux

Image 1 : Les smartphones mettent les réseaux à genouxLe succès des smartphones est indéniable : aux États-Unis, au deuxième trimestre ils représentaient 40 % des téléphones vendus par l’opérateur Verizon, en Europe de l’Ouest, les ventes de smartphones ont bondi de 25 % en un an d’après le cabinet IDC. Mais ce succès ne serait pas qu’une bonne nouvelle pour les opérateurs. Les smartphones pèsent lourd sur les réseaux cellulaires, dangereusement lourd.

Le problème pour les opérateurs est que, pour une quantité de données utiles identiques, les smartphones consomment beaucoup plus de bande passante que les PC portables utilisant des modems 3G. D’après une étude de la société Airvana, la charge de « signalling » (soit tous les échanges nécessaires à établir la connexion, la maintenir en passant d’une cellule à une autre) est 8 fois plus importante sur un smartphone que sur un PC portable. Un smartphone est en effet plus souvent mobile, toujours allumé, et recevant souvent des petites quantités d’informations, comme des SMS, des alertes, des mails, etc. Or les opérateurs avaient l’habitude de considérer les PC portables pour estimer le trafic « data » sur leurs réseaux. La charge réelle serait donc aujourd’hui loin des prévisions.

Certains, comme le directeur de la FFC américaine, prévoient une « crise du spectre ». Aux États-Unis, la FCC a augmenté d’un facteur 3 la gamme de fréquences utilisable, alors que la bande passante nécessaire aurait été multipliée par 30. La planche de salut des opérateurs serait formée à la fois d’antennes relais plus efficaces (utilisant des technologies comme le beamforming), des smartphones WiFi et des femtocells, ces minirouteurs GSM, partageant une connexion internet classique (ADSL, par exemple). En effet, presque 60 % du trafic data sur les réseaux mobiles est généré dans des bâtiments, et non dans de grands espaces.

Il se trouve justement que la société Airvana commercialise des femtocells.