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Linux, FAT et Microsoft

Image 1 : Linux, FAT et MicrosoftNous vous en parlions il y a quelque temps, Microsoft dispose d’un brevet sur la FAT (plus précisément sur la VFAT) et attaque les constructeurs qui l’utilisent sans payer de royalties (TomTom a été la cible de Microsoft récemment, la société utilisant Linux comme base pour ses GPS). Les développeurs de Linux ont donc décidé de proposer une alternative au pilote FAT classique, qui n’est donc plus soumis au brevet de Microsoft. Expliquons.

Un problème de noms longs

Microsoft n’a pas breveté le format FAT original, mais le format VFAT, qui permet de s’affranchir des limitations de la FAT au niveau des noms de fichiers : en VFAT, le nom classique (8.3) est stocké en même temps que le nom long, qui peut atteindre 255 caractères. La solution trouvée par un développeur, qui pourrait être intégrée dans le noyau Linux, consiste à ne pas stocker les deux noms de fichiers en même temps, ce qui permet de ne plus dépendre du brevet. Concrètement, si le fichier a un nom qui fait moins de 11 caractères, seule la version courte est stockée, alors que si le nombre de caractères dépasse la limite, le nome de fichier long est créé et la partie destinée au nom court est remplie de caractères interdits (ce qui équivaut, selon le développeur, à ne pas stocker le nom). Cette technique devrait éviter les poursuites par Microsoft mais pourrait poser des problèmes avec les systèmes qui ne travaillent qu’avec des noms courts, comme les anciens Windows, DOS ou certains appareils (baladeurs, etc.). Rappelons d’ailleurs que Microsoft a eu quelques problèmes sur ce point, avec une gestion des noms courts différente selon l’OS, Windows 95 et Windows NT 4.0 ne stockant pas les données de la même façon.