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Loi anti-jeux violents : réponse-réponses

Alors que la loi sur la restriction de la vente des jeux violents en Californie est devenue active depuis la signature de son texte par le gouverneur Schwarzenegger, l’association des éditeurs et vendeurs de logiciels de jeux vidéo, l’ESA, a fait savoir qu’elle comptait saisir la justice afin qu’elle se prononce sur la validité de cette loi, au regard du premier amendement de la constitution américaine (celui qui aborde la liberté d’expression).

Des gros sabots de Jack Thompson

Reste que le petit monde du jeu vidéo est bien agité, et ce, consécutivement aux dernières déclarations de Jack Thompson, Attorney dans l’état de Floride. Ce dernier, lors de l’émission d’informations 60 Minutes, diffusée sur CBS, s’est engagé à remplir un chèque de 10 000 dollars qu’il donnerait à une association charitative désignée par Paul Eibler, directeur de l’éditeur Take Two. Ce chèque serait délivré à la condition que tout développeur de jeu qui consente à créer un FPS Ultraviolent, selon les règles de Jack Thompson. Celles-ci imposeraient au joueur d’incarner le père d’une victime d’un meurtrier se réfugiant derrière le mobile du jeu vidéo pour commettre ses crimes (le meurtrier, pas le père). Le scénario dicté par l’Attorney se terminerait par un massacre des éditeurs de jeux vidéo lors de l’édition 2006 de l’E3…

De la tarte à la crème de Penny Arcade

Dans la foulée de cette déclaration, le site de jeux vidéo-BD américain Penny Arcade a envoyé un chèque de 10 000 dollars à une association charitative pour enfants, l’Entertainment Software Association Foundation, appartenant à l’ESA, si fortement critiquée par Jack Thompson. Ce don a été fait par les co-fondateurs de Penny Arcade, après qu’ils aient appris que Jack Thompson ne tiendrait jamais un tel engagement. Ce dernier a donc contre-attaqué en portant plainte contre Penny Arcade pour le motif d’harcèlement…
En dehors de ça, il faut noter que monsieur Jack Thompson n’hésite pas, dans ses déclarations, à comparer Monsieur Doug Lowenstein, président de l’ESA, à Adolphe Hitler. Reste que pour l’anecdote, Jack Thompson s’est correctement planté dans la rédaction de son intitulé lorsqu’il a porté plainte contre le site Penny Arcade. Au lieu d’écrire «www.penny-arcade.com», il a écrit « www.pennyarcade.com»… Du coup, la police est allée frapper à la porte d’un site complètement mort.