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Microsoft aurait perdu 1,7 milliard de dollars à cause des Surface

Image 1 : Microsoft aurait perdu 1,7 milliard de dollars à cause des Surface

Microsoft est une entreprise qui a les moyens de ses ambitions et qui n’hésite pas à perdre de l’argent quelques mois pour imposer une vision à long terme. Dans une époque révolue, c’est ainsi qu’Internet Explorer s’imposa face à Netscape. D’autres exemples plus récents sont la Xbox ou encore les services en ligne comme Bing. Mais cette stratégie était propre à Steve Ballmer. Survivra-t-elle sous l’ère Nadella ? La question se pose de manière aiguë pour les tablettes Surface. Selon les calculs de nos confrères de Computer World, l’aventure Surface n’a pour le moment pas rapporté un kopeck à Microsoft, bien au contraire : elle aurait englouti rien moins que 1,7 milliard de dollars depuis 2012 (environ 1,3 milliard d’euros).

Sur son exercice 2013, Microsoft aurait perdu un plus de 1 milliard, dont 900 millions dues aux Surface RT produites mais invendues. Sur l’exercice 2014, la situation est un peu meilleure. Microsoft a reconnu un chiffre d’affaires de 2,192 milliards de dollars. Toutefois, les dépenses associées se montent (selon les documents officiels de Microsoft pour les trois premiers trimestres et des estimations de nos confrères pour le dernier) à 2,872 milliards de dollars. Autrement dit, la perte est de 676 millions de dollars.

Certes, une bonne partie de ce déficit est due aux coûts de développement de la Surface mini, annulée au dernier moment. Mais Microsoft va-t-elle continuer encore longtemps à essuyer de si grosses pertes ? Sans doute pas. Durant la présentation des résultats de l’entreprise aux analystes le mois dernier Satya Nadella a exprimé sa vision des choses : « Parfois, nous développerons de nouvelles catégories, comme nous l’avons fait avec Surface et nous créerons le marché pour Windows Phone de manière réfléchie. Cependant, nous ne sommes pas dans le matériel pour l’amour du matériel et notre portefeuille d’appareils sera aligné sur notre direction stratégique ».

Autrement dit, les Surface sont là pour développer la catégorie des tablettes sous Windows, mais n’ont pas vocation à s’éterniser. A fortiori, si les ventes de Surface persistent à être si mauvaises, elles auront échoué à créer une catégorie et n’auront plus de raison d’être. L’avenir des tablettes Surface semble plus que jamais suspendu au succès de la Surface Pro 3. La dernière née n’est en effet pas encore commercialisée en dehors des USA (elle le sera en fin de mois) et même sur son sol, la gamme complète n’est disponible que depuis le 1er août. Impossible de savoir encore si son design plus fin, plus grand et son nouveau clavier réussiront à convaincre.