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Microsoft développe des processeurs ARM pour ses serveurs

Des puces développées en interne, certaines pour les serveurs, d’autres pour les produits Surface.

Après Amazon, au tour de Microsoft de concevoir ses propres processeurs pour équiper ses serveurs. Les puces se destineraient aux serveurs d’Azure, la solution cloud computing de la firme. La société plancherait également sur des puces pour sa gamme de produits Surface.

Image 1 : Microsoft développe des processeurs ARM pour ses serveurs

Ainsi, Bloomberg rapporte que « Microsoft Corp. travaille sur des processeurs conçus en interne pour équiper ses serveurs qui alimentent ses services cloud. La société étudie également la possibilité de concevoir d’autres puces pour sa gamme de produits Surface ». Toujours selon Bloomberg, Microsoft souhaite utiliser une architecture de type ARM.

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Un pari risqué mais potentiellement payant

Concevoir ses propres processeurs peut s’avérer bénéfique sur plusieurs aspects. Cela permet de contrôler entièrement son écosystème, de mieux gérer les coûts et, potentiellement, d’accroître les performances. Forcément, s’émanciper d’Intel, d’AMD ou de NVIDIA est un luxe réservé à peu d’entreprises ; Microsoft, comme Amazon, a en tout cas suffisamment de ressources pour se l’offrir.

Du côté d’Amazon, le pari est en tout cas réussi. À peine deux ans après l’annonce des puces Graviton, la présence de ces dernières dans l’infrastructure Amazon Web Services n’a cessé de croître. Les Graviton fournissaient déjà 10 % des instances en août dernier.

Image 2 : Microsoft développe des processeurs ARM pour ses serveurs

Bien sûr, Microsoft a déjà développé des puces personnalisées. Néanmoins, cela s’est toujours fait en partenariat avec d’autres sociétés (Qualcomm pour les Microsoft SQ 1 et 2 des Surface Pro X, AMD pour les Ryzen ou encore IBM pour la puce Xenon) et n’a jamais concerné les serveurs. Toujours selon Bloomberg, Microsoft murit ce projet depuis plusieurs mois et a recruté de nombreux ingénieurs dans ce but.

Enfin, la volonté d’émancipation de Microsoft se fera en partie au détriment d’Intel. Une tendance générale qui risque ne pas arranger les affaires de la firme, déjà affaiblie par l’affranchissement d’Apple et ses difficultés sur le 7 nm. Le cours des actions Intel a d’ailleurs chuté de 21 % en l’espace d’un an.

Sources : TechPowerUp, Tom’s Hardware US