Accueil » Comparatif » Montage vidéo : quel logiciel choisir ?

Montage vidéo : quel logiciel choisir ?

1 : Intro, sélection des meilleurs logiciels 3 : Recommandations matérielles 4 : Logiciels de montage grand public 5 : Logiciels gratuits pour débuter 6 : Logiciels de montage pro 7 : Logiciels de montage pro et gratuits

Apprendre à monter

Le montage (editing en anglais) est l’activité consistant à découper et combiner des plans pour lui donner du sens, aboutir à une histoire. On y ajoute éventuellement une musique d’ambiance, on mixe le son. Les transitions (liaison entre deux plans différents) et effets spéciaux (= fx) sont plutôt issus de la narration télévisuelle, et non cinématographique. Un plan est une prise de vue alors qu’une séquence est un ensemble de plans tournés au même moment et dans un même lieu.

Préparation avant montage

Avant de passer à l’étape proprement dite de montage, il faut « dérusher », c’est-à-dire vider les cartes mémoire sur un disque dur dédié puis regarder les rushes (tous les plans qui ont été tournés). L’étape du dérushage est fastidieuse mais permet d’avoir une vision globale des images à monter. Le mieux est de prendre des notes et de classer les différents rushes dans des dossiers. Vous pouvez par exemple regrouper chronologiquement et thématiquement vos plans. Dans le cas d’un tournage « multicam » (avec plusieurs caméras), regroupez les plans de même type (gros plans, plans larges…). Votre film sera monté plus rapidement et offrira plus de rythme dans le montage.

Le montage

Quand vous utilisez un logiciel de montage, vous créez un projet qui contient l’ensemble des éléments nécessaires à l’élaboration de votre film. Ce sont vos médias (vidéos, visuels, musiques, sons d’ambiance…) et la timeline (la frise chronologique matérialisant le découpage de vos plans et leur enchainement avec effets, textes…). Généralement, on trouve un chutier qui contient tous vos rushes et médias. Rappelons que les rushes rassemblent tous les plans tournés. Les médias sont les contenus, que ce soient des vidéos, des images fixes (photos, dessins…) ou des sons (musiques, sons d’ambiances, jingles…). Une fois le montage terminé, il vous faut effectuer le rendu de votre montage. En clair, le logiciel applique toutes les coupures et coutures virtuelles entre les différents médias composant votre timeline et ajoute les titres, effets ou transitions éventuels. Une opération nécessitant de laisser votre ordinateur tranquille pendant ces lourds calculs.

Travailler avec une petite machine grâce aux proxys

Image 1 : Montage vidéo : quel logiciel choisir ?Pendant le dérushage, un café peut aider !

La gestion de rushes volumineux (en multicam, 360 ou 4K) exige des ressources matérielles considérables. Il est préférable de passer par l’usage de proxys. Rien à voir avec les proxys du web, les proxys sont des versions basse définition de vos fichiers originaux. Ces derniers sont convertis (mais conservés) au cours d’un long processus (de quelques minutes à plusieurs heures selon vos rushes). Ce sera plus rapide d’effectuer un montage (avec titres, effets, transitions…) avec ces proxys. Une fois le montage terminé, vous copierez les opérations accomplies sur tous les médias de votre timeline sur une nouvelle timeline contenant vos médias originaux. Quelques fois le logiciel simplifie ce processus (Final Cut Pro X par exemple).

Les codecs et formats vidéo

Image 2 : Montage vidéo : quel logiciel choisir ?

Des dizaines de formats vidéo coexistent ou plutôt plusieurs codecs. Un codec est un algorithme informatique pour compresser/décompresser un signal numérique. Si les codecs n’existaient pas, les supports de stockage devraient être gigantesques. Avec les progrès de l’électronique, la jeune haute définition (résolution de 1920 x1080 pixels) est disponible sur nos appareils mobiles. Les formats exotiques (3GP, FLV…) sont aujourd’hui remplacés par le populaire codec MPEG 4 (ou MP4).

Après, chaque fabricant de caméras ou appareils photo génère un codec particulier dérivé de cette compression MPEG4. On trouve ainsi du XAVC chez Sony et Panasonic, du MOV sur les réflex Canon par exemple. Par ailleurs, il ne faut pas confondre format vidéo et encapsulation. Ainsi le « .MOV » (créé par Apple mais aussi lisible sur Windows) est un format conteneur qui peut encapsuler aussi bien du MPEG4 que du MPEG 2, par exemple.

Les définitions

La définition d’une image correspond à son maillage de pixels, c’est-à-dire le nombre de pixels (plus petite unité d’image) en largeur et en hauteur. En simplifiant, à l’ère de la télé analogique, une image comportait 576 lignes (en hauteur donc). Avec le début de la télévision numérique terrestre, on parlait plutôt de définition de 1280 x 720 pixels. Désormais, avec le MP4, les antennes numériques terrestres diffusent les programmes en Full HD, c’est à dire 1920 x 1080 pixels.

Parallèlement, le cinéma est devenu également numérique. En analogique, il proposait une définition déjà très élevée. En numérique, la résolution peut grimper à 4K, c’est-à-dire au moins 4000 pixels en largeur. Certaines télévisions dites « 4K » proposent en fait de lire en pleine définition des contenus UHD (Ultra Haute Definition). L’UHD sera bientôt l’avenir de la télévision, quand le codec HEVC/H265 sera adopté auprès des chaines de production télévisuelles. L’UHD (4 fois la définition du Full HD) est légèrement moins bien défini que le 4K avec 3840 x 2160 pixels contre 4096 x 2160 pour le standard cinéma 4K. La course technologique ne faiblit pas et les Jeux olympiques de Tokyo de 2020 seront ainsi filmés en 8K.

Qualité vidéo

Le passage à la HD pour la TNT laisse croire que la qualité d’une vidéo se cantonne à sa définition. Evidemment une vidéo Full HD (1920 x 1080 pixels, c’est-à-dire 2 073 600 pixels) offre 4 fois plus de détails qu’une vidéo de DVD (720 x 576 pixels, c’est-à-dire 414 720 pixels). Cependant, une image peut-être bien détaillée (définition élevée) mais ne pas convenir aux normes de diffusion. Pour atteindre ce standard « broadcast », la compression vidéo ne doit pas être destructive. Plus le débit vidéo sera élevé, plus chaque image contient d’informations (colorimétriques notamment). Généralement on s’accorde sur un débit minimal de 50 Mb/s. C’est pourquoi des caméras vendues comme 4K ne proposent pas une qualité vidéo suffisante pour les standards de la télévision (HD ou UHD).

Image 3 : Montage vidéo : quel logiciel choisir ?

Sommaire :

  1. Intro, sélection des meilleurs logiciels
  2. Apprendre à monter
  3. Recommandations matérielles
  4. Logiciels de montage grand public
  5. Logiciels gratuits pour débuter
  6. Logiciels de montage pro
  7. Logiciels de montage pro et gratuits