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[MWC] Sunpartner veut des montres connectées solaires

Image 1 : [MWC] Sunpartner veut des montres connectées solairesPrototype d’une montre connectée à écran Wysips Crystal.

Au MWC 2013, une jeune pousse française – Sunpartner – avait fait parler d’elle en dévoilant sa technologie d’écrans solaires pour smartphones. Deux ans plus tard, la pousse a grandi et a bien travaillé pour améliorer sa technologie et conclure des partenariats avec les gros constructeurs. Elle est venue au MWC 2015 avec de nouveaux prototypes prometteurs de montres connectées à écran solaire.

Rappelons rapidement la promesse de Sunpartner. Elle a développé une technologie optique à base de réseaux lenticulaires permettant de rendre effectivement transparent (la transparence atteint jusqu’à 90 %) un panneau photovoltaïque – Wysips Crystal. Il peut alors être placé dans l’écran, entre la matrice LCD et la dalle de verre protectrice. La puissance électrique générée par les cellules solaires atteint pour le moment 2,5 mW/cm2 – elle devrait pouvoir monter à 4 mW/cm2 sur la prochaine génération de produits. Compte tenu de cette puissance, les écrans Sunpartner ne peuvent recharger complètement la batterie d’un smartphone, mais ils peuvent allonger l’autonomie de quelques pour cent au fur et à mesure de l’utilisation. 

Cette valeur, en plus, est un maximum, obtenue au soleil un jour de beau temps. Sous un éclairage artificiel, l’énergie récupérée sera encore plus faible. C’est pourquoi Kyocera a choisi d’intégrer un module Wysips Crystal dans son Torque, un smartphone « durci », étanche et résistant aux chocs pensé pour les baroudeurs et donc souvent exposé au soleil. Malheureusement, cette version du Kyocera Torque n’est encore qu’un prototype dont la commercialisation est tout à fait incertaine.

Image 2 : [MWC] Sunpartner veut des montres connectées solairesLe Kyocera Torque équipé d’un module Wysips Crystal

La montre mieux adaptée que le smartphone

Le cas d’une montre connectée est encore plus favorable : elle n’est pas soumise à un usage intensif comme un jeu vidéo, qui provoque une décharge rapide, mais à un usage faible prolongé, pour afficher l’heure en permanence ou rester à l’écoute des éventuelles commandes vocales. En outre elle est naturellement plus exposée à la lumière qu’un smartphone souvent rangé dans une poche. Enfin, l’autonomie des montres actuellement sur le marché est absolument insuffisante. L’apport d’un écran Sunpartner serait donc plus évident que sur un smartphone.

Reste le problème de l’épaisseur : les modules Wysips Crystal mesurent entre 0,3 et 0,5 mm d’épaisseur. Leur intégration n’est donc pas compatible avec la recherche permanente de finesse dans les appareils mobiles. Mais Sunpartner a mis au point de nouveaux modules Wysips Crsytal épais de seulement 0,1 mm.

Quand la transparence n’est pas nécessaire

La société a encore une autre corde à son arc, Wysips Graphics. Il s’agit d’une variante de sa technologie qui sacrifie la transparence pour augmenter l’efficacité. Le panneau photovoltaïque ne prend alors plus place au sein de l’écran, mais migre vers la coque. La puissance obtenue peut alors monter jusqu’à 10 mW/cm2. Sur un smartphone de 5 pouces, on peut alors envisager de récupérer plus de 0,5 W.

Mais encore une fois, le cas de la montre est encore plus favorable. Sunpartner va travailler avec Nevo, pour intégrer un module Wysips Graphics dans le cadran d’une montre connectée à cadran classique.

Image 3 : [MWC] Sunpartner veut des montres connectées solairesLe cadran blanc de cettre montre Nevo cache un module Wysips Graphics.