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Nouvelle gamme Razer Chroma : nos impressions après une semaine d’essai

Vous l’aurez sans doute constaté si comme nous, vous suivez l’évolution des tendances en matière de périphériques gaming : l’heure est à la couleur chez la plupart des constructeurs spécialisés. Ligne RGB chez Corsair, rétroéclairage RVB « intelligent » chez Logitech, et même Razer, qui vouait pourtant un véritable culte aux nuances vert fluo, a dû se résoudre à mettre de l’eau dans son vin, et de la couleur dans ses claviers et souris, en lançant une gamme Chroma. Gamme qui se composera de quelques fers de lance relookés de la marque : le clavier BlackWidow Ultimate, la souris Deathadder, et le casque Kraken 7.1. Des produits avec lesquels nous avons frayé durant une petite semaine, et qui ont d’ores et déjà confirmé tout le bien que l’on pensait déjà d’eux, même si leurs tarifs resteront souvent au-dessus du marché.

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Commençons par le clavier : derrière son robuste cadre en plastique noir, le BlackWidow se montre toujours aussi efficace. Rappelons que la marque a récemment troqué les fameux switches Cherry MX Blue qui équipaient ce clavier, contre des mécanismes propriétaires, sensés apporter un plus de réactivité dans le cadre d’une utilisation gaming. Honnêtement, et bien qu’étant un joueur averti, notre sensibilité tactile ne nous a permis de déceler ce fameux bonus. Cependant, la légèreté de la frappe et la rapidité du retour de touche demeurent équivalente à ce que l’on connaissait à l’époque Cherry, et offre à ce titre d’excellentes sensations, en jeu comme en bureautique. De même que les fonctionnalités annexes sont complètes et efficaces : port USB et connectique audio sur le côté, système anti-ghosting gérant 10 touches en simultanée, création de macro à la volée, et raccourci vers le mode gaming pour désactiver la touche Windows (activable également sur un lancement d’application, via le logiciel de gestion Synapse). Dernier point : le rétroéclairage, évidemment. Les touches sont maintenant configurables une par une et sur une palette de 16,8 millions de couleurs. Un bug toutefois est à signaler : si le logiciel Synapse affiche bien l’image d’un clavier AZERTY, il continue à mapper l’éclairage des touches en QWERTY. Un bug, dont les représentants de la marque nous ont assuré qu’il ne devrait plus perdurer longtemps. Finalement, les seuls vrais défauts de ce BlackWidow demeureront le bruit généré par ses fameux switches, et son prix : 170€ le clavier, c’est 40€ de plus que la version à éclairage uni. Cela dit, on notera que Razer n’est pas le seul à faire rimer éclairage multicolore avec flambée des prix. La mention RGB a fait passer le clavier K95 chez Corsair de 130 à 180/190€, selon les revendeurs.

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Derrière ce premier constat, la nouvelle souris propose un compromis un poil plus raisonnable. Sur la base d’un design connu, allongé et plutôt rond, la Deathadder est légère (105 gr à la pesée), glisse bien, et les zones grip disposés sur chacun de ses flancs permettent une prise en main toujours efficace. De même, les boutons sur le pouce sont suffisamment larges pour qu’on ne les rate jamais, tandis que la rotation de la molette non débrayable reste agréable. Deux zones de rétroéclairage sont configurables à la convenance de l’utilisateur, et cette fois, la couleur n’occasionnera pas de surcoût particulier, la précédente Deathadder et sa déclinaison Chroma étant commercialisées au même prix, soit 70€. Cela paraît toutefois (et encore) un peu surévalué, par rapport à des modèles Razer plus fonctionnels et à peine plus chers (Naga Hex), mais surtout, par rapport à la concurrence, chez Logitech, Mad Catz (RAT TE), ou Corsair (Vengeance M65), pour ne citer qu’eux.

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Enfin, le casque…  Nous n’allons pas revenir sur l’aspect tarifaire, une fois de plus trop élevé à notre goût (près de 100€ pour cette version Chroma). Nous nous attarderons plutôt sur l’agréable surprise que nous a réservée la partie écoute. En effet, l’expérience que nous avait laissée à titre personnel le modèle Kraken USB n’avait rien d’exceptionnel, de même que les systèmes 7.1 virtualisés donnent en général des sensations très discutables. Ici, le son proposé est propre, sa qualité ne se dégrade pas à fort volume, et il est calibré de manière plus neutre que ce que l’on connaissait de la marque. Attention… Il s’agit d’un casque Razer, gaming, qui plus est : les basses restent donc très présentes, mais sont claires, et ne viennent pas étouffer le reste du spectre. D’ailleurs, un simple réglage d’équaliseur suffit à offrir une écoute plus neutre. La virtualisation 7.1, elle aussi, fait plutôt bien le job, offrant une spatialisation tout à fait honorable, pour un produit qui n’embarque que 2 enceintes néodyme de 40 mm. Enfin, le micro rétractable produira un son fort et clair (selon nos interlocuteurs cobayes), et il disposera d’une diode lumineuse pour indiquer son état, ouvert ou muet. Notons à ce propos que la gestion logicielle des différents périphériques Razer étant unifiée (c’est le fameux système Synapse), il sera facile de piloter certaines fonctions du casque (ouverture / fermeture micro, ou chargement d’un nouveau profil d’écoute) via des raccourcis claviers. Terminons ce tour d’horizon avec l’aspect confort. De ce côté-là, rien à dire : les mousses sont confortables, le serrage est ferme sans être oppressant, et l’ensemble tient toujours bien en place.

Au final, difficile de reprocher quelque chose à cette gamme Chroma sur un plan purement pratique et technique. Il faut dire que les produits qui la composent sont pour la plupart de solides références du constructeur. En revanche, l’aspect tarifaire poussera sans doute plus d’un utilisateur à réfléchir, ou à se tourner vers des produits moins colorés, mais moins onéreux.