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NVIDIA 3D Vision Surround : la claque de la 3D sur 3 écrans !

1 : Introduction 2 : 3D Vision Surround : la technologie en détails 3 : Matériel nécessaire 4 : Jeux compatibles 5 : Configuration de test et benchmarks 6 : Far Cry 2 et S.T.A.L.K.E.R.: Call of Pripyat 7 : Call Of Duty: Modern Warfare 2 et Battlefield: Bad Company 2 8 : Just Cause 2 9 : Surround 2D vs Eyefinity

Conclusion

Les plus

Il y a une série de choses que la 3D Vision Surround fait particulièrement bien. Dans les titres certifiés compatibles avec la technologie, l’immersion est exceptionnelle. En terme d’expérience de jeu, c’est un peu comme passer d’une carte VGA 2D à une carte accélérant la 3D. Sérieusement. Si le joujou de Nvidia n’était pas aussi hors de prix, le public se l’arracherait. Battlefield: Bad Company 2 et Just Cause 2 sont peut-être les deux meilleurs exemples de ce dont la 3D Vision Surround est capable : ils sont tout bonnement excellents. Mais bon, tenter de décrire la différence qui sépare le jeu sur écran 2D de celui en 3D stéréoscopique est d’une futilité absolue : il faut le voir soi-même pour s’en convaincre. Si vous avez des doutes à ce sujet, trouvez un ami ou un magasin qui possède une installation adéquate et essayez.

Les moins

La technologie n’est toutefois pas sans défauts ; le plus gênant réside sans aucun doute dans le fait que tous les jeux ne sont pas aussi bien optimisés que Battlefield et Just Cause. En fait, on ne trouve sur le site de Nvidia que six jeux certifiés entièrement compatibles 3D Vision : les autres sont soit des démos, soit pas encore sortis. Tous les autres titres cités souffrent de l’un ou l’autre problème, plus ou moins gênant selon le cas : parfois, il suffit de désactiver un effet visuel ; dans d’autres, il faut se farcir une anomalie que rien ne viendra corriger.

Image 1 : NVIDIA 3D Vision Surround : la claque de la 3D sur 3 écrans !

Le prix

N’oublions pas non plus que la 3D Vision Surround est une technologie extrêmement coûteuse : trois écrans, autant de paires de lunettes que de joueurs, deux GeForce GTX 480 si vous voulez que cela tourne vite et même éventuellement un pied… nous en sommes déjà à 2500 €, et nous n’avons pas encore d’ordinateur (et sachez qu’il vous en faudra un gros !). Il ne fait aucun doute que le prix constituera le plus grand frein à l’adoption de ce jouet. Évidemment, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit avant tout, pour Nvidia, d’une vitrine technologique, tout comme la Radeon Eyefinity 6 chez AMD.

Pour ceux qui disposent des fonds nécessaires, la 3D Vision Surround est très certainement un plus exceptionnel dans une série de jeux ; pour d’autres, il vaudra mieux se « contenter » du mode Surround 2D. Comme AMD l’a déjà démontré avec son Eyefinity, le multi-écrans ne manque pas d’attraits. À ce propos, il est dommage que les canadiens n’aient rien à proposer sur le terrain du jeu en relief ; AMD nous avait promis quelques avancées dans ce sens à la sortie de la 3D Vision classique, mais depuis lors, il est clairement apparu que Nvidia jouait seul dans ce domaine.

Au final, la conclusion que nous avions formulée en janvier 2009 reste étrangement applicable aujourd’hui :

La technologie GeForce 3D Vision nous rappelle fortement le 64 bits, les processeurs multicores et l’accélération matérielle du Transform & Lighting. Elle a le potentiel de changer fondamentalement notre manière de jouer. Il serait toutefois périlleux d’oublier ses défauts. Son prix est élevé, son activation va souvent de pair avec l’obligation de désactiver certains effets visuels et il est indispensable de disposer de cartes graphiques puissantes pour en profiter correctement.

Tout le monde ne sera probablement pas d’accord avec nous, mais il nous semble que la meilleure chance pour Nvidia de populariser sa technologie réside dans son programme The Way It’s Meant To Be Played (TWIMTBP). Il est en effet bien possible que celui-ci permette au fabricant d’avoir suffisamment d’influence sur les développeurs pour que ces derniers fassent non seulement en sorte que les titres à venir soient entièrement compatibles avec la 3D Vision, mais également offrent quelques bonus aux joueurs adoptant la technologie, comme par exemple du contenu supplémentaire leur sautant au visage. Il est certain que la 3D Vision ne se répandra pas si les éditeurs ne l’adoptent pas ; nous supposons que c’est un des points sur lesquels Nvidia travaille d’arrache-pied en ce moment. D’ici là, nous ne pouvons qu’espérer que les prix des moniteurs 120 Hz et des lunettes descendra au moins un peu. La technologie qui les sous-tend est certes remarquablement récente, mais il y a tellement d’autres choses à faire avec 600 €…

Espérons que Nvidia continue à soutenir les développeurs afin d’étoffer la liste des jeux certifiés « 3D Vision Ready » : si la technologie se vend un jour, ce sera grâce à eux. Il faut dire qu’une fois assis devant un titre correctement optimisé pour le jeu en relief, il est dur de se relever.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. 3D Vision Surround : la technologie en détails
  3. Matériel nécessaire
  4. Jeux compatibles
  5. Configuration de test et benchmarks
  6. Far Cry 2 et S.T.A.L.K.E.R.: Call of Pripyat
  7. Call Of Duty: Modern Warfare 2 et Battlefield: Bad Company 2
  8. Just Cause 2
  9. Surround 2D vs Eyefinity
  10. Conclusion