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nVIDIA répond aux accusations

Après le tollé provoqué par l’annonce des performances sous Half-Life 2 de Valve, nVIDIA se devait de répondre. Et c’est maintenant chose faite. nVIDIA réaffirme qu’il ne comprend pas que Valve ait choisi ses drivers 45.xx, alors qu’ils ne sont plus supportés et que toute l’équipe de développement travaille d’arrache-pied sur les 50.xx qui devraient sortir en fin de mois, justement chargés d’optimiser ce genre de choses. Ceux-ci n’étant pas sortis en version finale, on peut toutefois excuser Valve de n’avoir pris que les derniers drivers en version finale disponibles.

En ce qui concerne le gain que l’on peut attendre des 50.xx, les choses sont un peu compliquées. L’équipe de développement nVIDIA, d’un côté, est largement réputée pour ses talents d’optimisation. On a pu le voir par le passé par exemple, où une GeForce3 Ti 200, beaucoup moins musclée qu’une Radeon 8500 sur le papier, faisait pourtant jeu égal dans beaucoup de benchmarks grâce à ses excellents drivers.

De l’autre, il faut également retenir que Valve suspecte nVIDIA de vouloir aller bien trop loin dans l’optimisation de ses drivers sous Half-Life 2 : comprendre que l’optimisation deviendrait de la triche, comme cela avait été le cas dans 3DMark2003, par exemple.

De plus et autre élément à charge de nVIDIA, c’est l’architecture même du GeForce FX, qui ne se prête pas du tout aux performances sous Pixel Shaders 2.0. Là où ATi intègre 8 unités de calcul qui peuvent fonctionner en même temps que le texturing, nVIDIA en intègre que 4, qui de plus ne peuvent pas fonctionner en même temps que le texturing. la GeForce FX 5900, nVIDIA affirme avoir ajouté 4 unités en plus pour les PS 2.0. Mais elles semblent être très peu efficaces, limitées ou absentes, au choix.

Pis, c’est l’utilisation de Pixel Shaders complexes (FP32 principalement) qui met le plus à mal les GeForce FX. L’utilisation de PS moins complexes (FP16 ou FP24) réduit le handicap. Toutefois, l’évolution étant ce qu’elle est, de plus en plus de jeux dans le futur auront à utiliser des PS complexes (FP32), ce qui ne devrait rien arranger aux affaires de nVIDIA.

Vous pouvez consulter un résumé de l’intervention de nVIDIA à cette adresse.