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NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

1 : Introduction 2 : Disponibilité, versions et accessoires 3 : Shield Tablet : tour du propriétaire 4 : Shield Controller : tour du propriétaire 5 : OS et suite logicielle 6 : Stylet 7 : Mode console et GameStream 8 : Grid, ShadowPlay et Twitch 9 : Les jeux 10 : Configuration du test 11 : Benchmarks CPU 12 : HTML5 et JavaScript 13 : Benchmarks GPU 14 : Benchmarks GPGPU 15 : Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma 17 : Conclusion

Autonomie

Basemark OS II Full (Anti-Détection)

L’autonomie sous Basemark OS II est calculée en répétant les tests jusqu’à ce que les données collectées soit suffisantes pour déterminer la vitesse à laquelle les appareils se déchargent.

Image 1 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Basemark OS II travaille principalement avec le CPU, laissant donc la majeure partie du GPU désactivée. Sur ce test, La Shield Tablet fait mieux que la Tegra Note 7. Bien que les cores A15 de la Shield Tablet fonctionnent à une fréquence plus élevée, le fait d’être passé à un processus de fabrication 28 nm HPM et une nouvelle révision permet d’obtenir de meilleures performances tout en diminuant la consommation. Ceci est encore plus impressionnant lorsque l’on tient compte des écarts en termes d’écran et de batterie. Toutes choses étant égales par ailleurs, l’écran plus important de la Shield Tablet ainsi que la batterie légèrement plus grande devraient lui valoir une autonomie équivalente à 88 % de la Tegra Note 7, et non pas 8 % de plus.

Les deux tablettes Samsung et l’iPad Air étant des modèles 10 pouces avec des batteries autrement plus conséquentes, il n’est pas surprenant de les voir nettement plus à leur avantage sur ce test.

BatteryXPRT 2014

BatteryXPRT 2014 est un benchmark dédié aux tests d’autonomie exclusivement disponible sous Android qui propose l’autonomie estimée ainsi qu’un score de performances globales. Le benchmark se décline en deux tests : mode connecté et mode avion. Précisons qu’il reprend en partie les composantes de MobileXPRT, lequel comprend dix tests représentatifs des conditions d’utilisation réelles allant de la retouche d’image jusqu’au chiffrage de contenus.

Image 2 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Ce benchmark utilise aussi le CPU en premier lieu, mais il sollicite aussi le GPU à faible dose. En mode avion, la Tegra Note 7 ne tient qu’une demi-heure de plus que la Shield Tablet, inversant donc l’ordre obtenu avec Basemark OS II. Ceci s’explique vraisemblablement par le GPU, mais il faut voir les résultats sous GFXBench avant de pouvoir en être sûr.

La perte d’autonomie est bien plus forte en mode connecté : les deux tablettes de NVIDIA utilisent des contrôleurs réseau différents et la puce Broadcom de la Shield Tablet ne semble pas la meilleure des deux en termes de rendement.  Nous avons par ailleurs remarqué ce qui nous semble être une consommation excessive au repos lorsque le Wi-Fi est actif, corroborant ainsi de manière subjective ces mesures.

Image 3 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

La Shield Tablet affiche des performances légèrement supérieures à celles de la Tegra Note 7, mais elle finit curieusement derrière la Galaxy Note 10.1 Wi-Fi alors que ces deux tablettes se valent sous MobileXPRT.

GFXBench 3.0 Corporate

Le test de GFXBench mesure l’autonomie ainsi que la stabilité des performances en enregistrant le nombre d’images ainsi que le taux de déchargement des batteries au fil de trente itérations de la scène T-Rex à l’écran. Les résultats se traduisent en deux scores : l’autonomie estimée en minutes ainsi que le nombre d’images rendues dans le pire des cas de figure (ce qui permet de voir si une tablette réduit les fréquences de son SoC en raison de contraintes thermiques).

Image 4 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

GFXBench s’appuie lourdement sur le GPU et l’on voit donc le prix à payer en autonomie pour les performances exceptionnelles de Kepler. La Shield Tablet ne tient que 2,3 heures, ce qui la rapproche d’un portable orienté jeux. Si l’autonomie est bonne lorsque le CPU est sollicité, les sessions de jeux sur batterie s’annoncent courtes.

Image 5 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

L’autonomie en jeu est limitée,  mais le débit d’image ne souffre absolument pas de ce problème : les 30 boucles de T-Rex ne montrent que le GPU n’a pas de problèmes de surchauffe.

NVIDIA propose un moyen d’améliorer l’autonomie avec le choix du mode processeur depuis les réglages : les trois profils proposés vont des performances maximales à l’autonomie maximale en passant par un équilibre, de même qu’une option permet de basculer sur l’un de ces profils une fois qu’un pourcentage déterminé de batterie restante est atteint.

Image 6 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

L’utilitaire permet en outre de personnaliser les réglages : on peut choisir deux ou quatre cores CPU, tandis que la fréquence processeur maximale est ajustable par incréments de 10 %. Le réglage le plus intrigant reste celui qui permet de limiter le débit d’images maximum à 20, 30, 45 ou 60 ips.

Image 7 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Tout en laissant les quatre cores GPU actifs à leur fréquence maximale, nous avons limité le débit d’images à 30 ips avant de relancer GFXBench 3.0. Avec deux fois moins d’images à générer, l’autonomie a réellement progressé tout en permettant de conserver des performances acceptables : nous sommes passés de 138 minutes (2,3 heures) à 315 minutes (5,25 heures). Ce réglage permet donc d’augmenter l’autonomie de manière substantielle, justifiant donc mieux le positionnement appareil nomade dédié aux jeux de la Shield Tablet.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Disponibilité, versions et accessoires
  3. Shield Tablet : tour du propriétaire
  4. Shield Controller : tour du propriétaire
  5. OS et suite logicielle
  6. Stylet
  7. Mode console et GameStream
  8. Grid, ShadowPlay et Twitch
  9. Les jeux
  10. Configuration du test
  11. Benchmarks CPU
  12. HTML5 et JavaScript
  13. Benchmarks GPU
  14. Benchmarks GPGPU
  15. Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma
  16. Autonomie
  17. Conclusion