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NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

1 : Introduction 2 : Disponibilité, versions et accessoires 3 : Shield Tablet : tour du propriétaire 4 : Shield Controller : tour du propriétaire 5 : OS et suite logicielle 7 : Mode console et GameStream 8 : Grid, ShadowPlay et Twitch 9 : Les jeux 10 : Configuration du test 11 : Benchmarks CPU 12 : HTML5 et JavaScript 13 : Benchmarks GPU 14 : Benchmarks GPGPU 15 : Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma 16 : Autonomie 17 : Conclusion

Stylet

La Shield Tablet emploie le DirectStylus 2, un stylet amélioré par rapport à la première itération qui accompagnait la Tegra Note 7. Celui-ci a pour but d’améliorer l’expérience utilisateur par rapport aux stylets capacitifs passifs classiques sans pour autant être un modèle actif (lesquels induisent nécessairement des coûts supplémentaires). DirectStylus 2 fait appel au GPU Kepler pour analyser jusqu’à 300 mesures par seconde depuis le capteur tactile, ce qui permet de gérer des fonctionnalités comme la sensibilité à la pression et la désactivation de la couche tactile capacitive lorsque l’on laisse reposer sa main sur la Shield Tablet tout en écrivant avec le stylet.

Contrairement aux autres stylets passifs, la pointe biseautée n’obscurcit pas le point de contact avec l’écran, ce qui donne l’impression d’utiliser un stylo plutôt qu’un gros crayon non taillé. Le fait que la pointe soit fine permet également de tracer des lignes beaucoup plus minces et l’on ne remarque généralement pas de latence entre le mouvement et le tracé.

Pour accompagner DirectStylus 2, la Shield Tablet est livrée avec un logiciel de reconnaissance d’écriture manuscrite multilingue. Plutôt que d’envoyer notre griffonnage à un serveur distant pour traitement, la tablette utilise le GPU Kepler en local. Les avantages sont multiples : anonymat, meilleures performances en l’absence de latences dues au réseau et enfin la capacité à fonctionner hors ligne.

Image 1 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Précisons que la reconnaissance de texte doit être activée par l’utilisateur en passant par le menu réglages, puis langage & saisie et enfin choisir entre la reconnaissance d’écriture manuelle ou l’un des claviers virtuels proposés. Le fait d’avoir à passer régulièrement d’un mode à l’autre en suivant cette arborescence devient pénible à terme : on aurait préféré un bouton dédié sur le clavier virtuel pour changer de mode à la volée.

Lorsque la reconnaissance d’écriture est active, un champ de saisie remplace le clavier virtuel. Comme évoqué plus tôt, la reconnaissance est gérée en temps réel mais le logiciel attend les temps morts avant de remplacer les lettres manuscrites par leurs équivalents numériques. Une barre au sommet propose des raccourcis pour compléter les mots reconnus et gère plusieurs mouvements de stylets permettant de manipuler le texte : gribouiller sur un caractère pour le supprimer, dessiner des lignes verticales entre des caractères pour les séparer et enfin tracer un « u » sous des caractères pour les réunir.

La reconnaissance des lettres est non seulement quasi instantanée, mais aussi très bonne, y compris avec une écriture cursive. Le seul reproche que l’on puisse faire tient à la présence systématique des boutons de navigation Android lorsque le champ dédié à l’écriture manuelle est actif, même en mode plein écran. Pour un droitier, le fait de laisser sa main reposée sur l’écran a pour effet d’ouvrir le mode lasso ou le sélecteur de tâche. On se retrouve donc à surélever sa main, ce qui n’est pas franchement confortable.

Image 2 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Le DirectStylus Launcher, un menu qui s’ouvre dès lors que l’on retire le stylet de la tablette, propose un accès rapide aux applications liées au stylet (on peut aussi y accéder via le tiroir d’applications ou tout simplement en ajoutant un raccourci sur l’écran d’accueil). Précisons qu’il est possible de paramétrer ce lanceur pour qu’il ouvre un programme spécifique ou qu’il ne fasse rien du tout.

L’ajout/suppression d’applications se fait tout simplement par le bouton « Add » ; il y a même un raccourci vers les options DirectStylus dans le menu réglages. Cette application simple contribue à intégrer le stylet au sein de l’expérience utilisateur.

Image 3 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Le fait de sortir le stylet de son fourreau ajoute aussi deux boutons à la barre de navigation Android (une raison parmi d’autres pour faire l’impasse sur les boutons physiques fixes). Celui qui se situe sur la gauche bloque toutes les commandes tactiles pour prendre exclusivement le stylet en compte, y compris la barre de navigation Android. Si l’algorithme dédié à la détection de la paume est toujours actif (sauf pour la barre de navigation Android) et se montre efficace, il n’est pas parfait. Le mode stylet exclusif va plus loin en détectant non seulement la paume de l’utilisateur, mais aussi toutes les commandes parasites d’origine biologique. Il a par ailleurs le mérite de supprimer le problème d’activation indésirable des boutons de navigation Android lorsque l’on utilise la reconnaissance d’écriture, au prix d’ajouter une étape supplémentaire.

Le second bouton est dédié au mode lasso, lequel propose un utilitaire basique au stylet pour ajouter des commentaires et offre plusieurs possibilités pour les captures d’images : écran entier, région rectangulaire, saisie libre (lasso). Une fois la capture réalisée, plusieurs choix sont disponibles pour la stocker au format .png dans la librairie d’images locale ou la partager avec des services extérieurs comme Dropbox, Google Drive, Evernote et l’email.

Le stylet améliore donc la prise de notes et croquis, mais aussi l’expression artistique : Dabbler est la nouvelle application de dessin NVIDIA, spécifiquement conçue pour tirer avantage des fonctionnalités et performances du coupe DirectStylus 2 & Kepler. Trois modes sont proposés, chacun bénéficiant de ses propres effets basés sur l’accélération GPU : tracé standard à largeur variable, peinture à l’eau et peinture à l’huile. Vu que cette application s’appuie essentiellement sur la technologie DirectStylus, elle ne fonctionne qu’avec le stylet.

Image 4 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Le mode tracé standard propose une option de reconnaissance intelligente des formes : lorsque l’on dessine quelque chose qui ressemble à un triangle, Dabbler « corrige » cette forme pour lisser ses contours et connecter ses extrémités. En mode peinture à l’eau, on voit la peinture être absorbée par le papier au fur et à mesure qu’elle sèche et avec l’activation de la gravité, elle coule en fonction de l’orientation du gyroscope. Le mode peinture à l’huile utilise quant à lui efficacement éclairages 3D et effets de texture, permettant de peindre par couche et de faire des retouches avec l’outil biseauté. Le changement d’orientation de la lumière modifie radicalement l’apparence de la peinture étant donné que les zones claires et zones d’ombres changent en temps réel.

Bien que les talents artistiques soient maigres à la rédaction, l’application nous a paru aussi simple qu’amusante à l’utilisation. Les graphismes 3D et la physique font plus que flatter la rétine ; l’aide du GPU permet de renforcer le réalisme.

Globalement, l’interface de la Shield Tablet est donc propre : la suite logicielle proposée par NVIDIA améliore l’expérience utilisateur sans se montrer intrusive et l’on ne trouve pas grand-chose à critiquer. L’intégration du stylet ainsi que Dabbler sont eux aussi bien gérés, mais c’est surtout le potentiel ludique de la tablette qui constitue son principal argument.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Disponibilité, versions et accessoires
  3. Shield Tablet : tour du propriétaire
  4. Shield Controller : tour du propriétaire
  5. OS et suite logicielle
  6. Stylet
  7. Mode console et GameStream
  8. Grid, ShadowPlay et Twitch
  9. Les jeux
  10. Configuration du test
  11. Benchmarks CPU
  12. HTML5 et JavaScript
  13. Benchmarks GPU
  14. Benchmarks GPGPU
  15. Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma
  16. Autonomie
  17. Conclusion