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Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

1 : Introduction 2 : TBS Discovery Pro 3 : Montage 5 : Liaison radio : FrSky et ImmersionRC 6 : Contrôleur de vol : DJI Naza-M V2 7 : La nacelle 8 : FPV: Lawmate, Fat Shark et TBS 9 : Savoir être un utilisateur responsable

Notre avis sur le TBS Discovery Pro

Commençons par l’emballage et la présentation : le Discovery Pro va vraiment à l’essentiel puisqu’au déballage, il se résume à quelques planches en fibre de verre, des vis, un châssis et les composants modulaires qui sont vendus séparément sur le site de la marque. De ce point de vue, il y a clairement une similitude avec le PC. Cependant, plusieurs mesures ont été prises en vue de simplifier le montage, ce qui se traduit par un produit final plus propre. La majeure partie du câblage est directement assurée par le châssis, de telle sorte que l’alimentation ainsi que certains signaux de contrôle passent de l’étage inférieur à l’étage supérieur via une seule et même nappe. L’affichage à l’écran du TBS CORE et la sonde d’alimentation sont intégrés, ce qui éviter d’avoir à souder puis isoler soi-même ces composants. Bien que TBS ait pris un coup de chaud pour avoir négligé la qualité des vis et des sangles dans le passé, la dernière version du Discovery Pro est assez complète.

Image 1 : Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

Fournissant des informations vitales sur le quadricoptère via le flux vidéo de la caméra pilote, le module CORE est le seul composant que TBS installe avant expédition. S’il est possible de trouver bon nombre d’interfaces utilisateur alternatives, un consensus semble se dégager quant au fait que CORE propose l’essentiel, notamment la tension de la batterie, la consommation en mAh, un décompte de la durée du vol et un indicateur relatif à la puissance du signal R/C. D’autres interfaces peuvent proposer distance-mètre, indicateurs relatifs au point d’arrivée et traceur de vol, mais ces fonctionnalités ne sont pas indispensables. Certains vont même jusqu’à les considérer comme nuisibles à la concentration. Quoi qu’il en soit, le lien d’interface graphique EzUHF embarqué dans le plateau supérieur du Discovery Pro permet d’extraire des informations supplémentaires en liaison montante sans nécessiter de configuration particulière. Ces données sont directement envoyées au module CORE via les pistes du PCB.

Image 2 : Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

Si l’on imagine très bien un passé récent dans lequel il fallait être très attentif à la tension en sortie de la batterie ainsi qu’à la consommation d’un quadricoptère, nous n’avons absolument jamais eu de problèmes à ce niveau. TBS a préconfiguré notre multirotor pour du 5 V, après quoi nous avons exclusivement utilisé les câbles fournis pour brancher les composants du kit. Voilà une des raisons qui nous ont poussés à prendre le kit de TBS : le fait de savoir que la compatibilité des composants a été étudiée élimine le jeu de piste (et les calculs) auquel on peut être soumis au stade de la prospection. Par ailleurs, au cas où l’on souhaiterait sortir des chemins battus, trois boutons permettent de naviguer facilement au sein du menu système de CORE via un écran au sol ou des lunettes, sachant que l’on peut modifier les réglages originaux  de TBS.

Une fonctionnalité qui n’est pas proposée d’origine est la prise en charge du PPM (Pulse Position Modulation) pour la nacelle, mais il suffit de souder deux points sur la plaque supérieure pour y remédier. Passé cette étape, une seule prise permet de gérer le streaming séquentiel de huit canaux.

Image 3 : Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

À en juger par le niveau d’intégration, le Discovery Pro est le fruit d’une longue expérience. En tant que base, il s’agit d’un excellent produit, ce qui est accessoirement stimulant lorsque l’on a l’habitude de monter soi-même des PC. Un des rares critiques que l’on puisse faire tient aux vis sans tête qui maintiennent le moteur d’inclinaison en place : à chaque fois que le gyroscope travaille contre une force contraire, un jeu suffisamment conséquent pour nécessiter un reserrage peut être engendré du fait qu’elles ne retiennent pas suffisamment l’arbre du moteur. À en juger par les retours d’expérience sur les forums, nous avons manifestement eu plus de mal que d’autres à gérer la calibration de la nacelle ainsi que la communication avec cette dernière. Fort heureusement, le site de TBS propose une FAQ qui traite des principaux problèmes. Pour le reste, l’entraide au sein de la communauté nous a tirés d’affaire.

Le TBS Discovery Pro sous l’angle logiciel

La fin assez brutale du guide utilisateur du TBS Discovery Pro nous a particulièrement surpris : nous nous sommes retrouvés avec un quadricoptère assemblé sur une table sans vraiment savoir quoi faire ensuite. Peut-être fallait il s’en douter, mais le fait est que le kit acheté n’accompagne pas l’utilisateur de manière cohérente de A à Z. Au lieu de cela, il nous a fallu parcourir plusieurs forums, consulter d’autres modes d’emploi et reproduire les étapes que d’autres ont su franchir avant nous.

Une fois encore, ce processus a été grandement facilité par l’apparition de vidéos sur YouTube, lesquelles proposent une bien meilleure transition entre l’assemblage matériel et la configuration logicielle. À défaut d’avoir pu en profiter lorsque nous nous sommes lancés, il a fallu batailler pour configurer la radiocommande FrSky Taranis (très riche en possibilités à ce niveau), laquelle communique avec le contrôleur de vol DJI Naza via le récepteur EzUHF sachant que ces trois composants ont chacun leur propre utilitaire logiciel. En comparaison, il a été beaucoup plus simple de récupérer le flux vidéo de la caméra 69 FPV bien que nous ayons eu quelques difficultés à stabiliser les moteurs de la nacelle, ceux-ci ayant été sujets à des cliquetis. Pour être tout à fait honnêtes, les quelques difficultés restantes à ce stade nous ont conduits à provisoirement mettre de côté notre projet de multirotor.

Cette interruption nous a aidés à sous-diviser les opérations de montage complexes pour les régler une par une. La plupart des composants s’assemblent dans un ordre logique, mais le processus de construction consiste plus à travailler sur des surfaces réduites que de paramétrer des fonctions spécifiques du début à la fin. En conséquence, les dernières opérations délicates nécessitent une approche différente.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. TBS Discovery Pro
  3. Montage
  4. Notre avis sur le TBS Discovery Pro
  5. Liaison radio : FrSky et ImmersionRC
  6. Contrôleur de vol : DJI Naza-M V2
  7. La nacelle
  8. FPV: Lawmate, Fat Shark et TBS
  9. Savoir être un utilisateur responsable