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Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

1 : Introduction 2 : TBS Discovery Pro 3 : Montage 4 : Notre avis sur le TBS Discovery Pro 5 : Liaison radio : FrSky et ImmersionRC 7 : La nacelle 8 : FPV: Lawmate, Fat Shark et TBS 9 : Savoir être un utilisateur responsable

Contrôleur de vol : DJI Naza-M V2

Comme évoqué lors du précédent article portant sur les multirotors, le contrôleur de vol est en quelque sorte l’ordinateur central qui traite les commandes : il permet notamment de rendre le pilotage d’un multirotor possible en assurant l’équilibre de l’aéronef et en maintenant son altitude. Comme pour tous les autres composants de ce projet, il existe des alternatives au Naza-M dont plusieurs ont été abordées dans le premier article. Cependant, le produit de DJI est considéré comme étant le plus simple et donc celui qui permet de voler dans les meilleurs délais. À défaut de bien connaître MultiWii, KK2, ArduPilot ainsi que les autres solutions, nous nous sommes ralliés au consensus général. DJI propose également d’autres modèles comme l’A2 et le WooKong-M, mais TBS a choisi de ne proposer que la famille Naza pour ses kits Discovery Pro.

Image 1 : Pas à pas : Monter son drone quadricoptère haut de gamme

Le Naza-M est livré avec un boitier d’alimentation, un bloc de LED avec interface USB, un GPS ainsi qu’une documentation très complète. Pour aller à l’essentiel, le boitier d’alimentation prend une source 7-25 Volts en entrée pour sortir du 5V avec un maximum de 3 Ampères. Les LED indiquent le statut au travers de trois couleurs (rouge, jaune, vert) et différents types de clignotements, tout en proposant une interface avec un PC grâce au port microUSB. Bien entendu, le GPS se fixe sur les signaux satellites pour la triangulation. Au cas où la radiocommande perdrait le contact, le mode failsafe s’active (il est également possible de le déclencher manuellement en cas de problème) : le multirotor se maintient alors en état stationnaire pendant trois secondes et à défaut d’une reprise de contrôle, il revient à l’endroit où l’on a accroché un signal satellite et démarré les moteurs. Notons qu’à moins de 20 mètres, un multirotor montera en altitude avant d’effectuer le trajet automatiquement. Au-delà de 20 mètres, un multirotor maintiendra son altitude avant de revenir en direction du point de décollage, se mettre dans un état stationnaire pendant 15 secondes pour enfin atterrir. Voilà le genre de fonctionnalité bienvenue sur un quadricoptère à plus de 2000 €. Cependant, il ne faut pas s’en servir de béquille pour autant : une altitude de 20 mètres n’est pas très élevée et n’empêchera donc pas un multirotor de s’écraser contre un arbre, bâtiment ou poteau sur le chemin du retour.

Parmi les composants configurables du kit longue portée de TBS, le Naza-M V2 est le plus facile à gérer. L’assistant logiciel de DJI est admirable : bien qu’il propose plusieurs pages d’options, chaque réglage est suffisamment bien expliqué pour permettre au néophyte de comprendre l’effet engendré et son importance. Bon nombre d’utilisateurs chevronnés fuient certaines fonctionnalités du contrôleur comme l’alerte relative à une tension trop faible, ou le contrôle intelligent de l’orientation. En revanche, le mode Failsafe, les limites de vol ainsi que la calibration des manches sont autant de fonctionnalités très largement utilisées.

Certaines portions de l’assistant  logiciel peuvent éventuellement paraitre plus obscures que d’autres malgré l’excellent travail de DJI, mais il ne faut pas se décourager pour autant. Pour prendre un exemple, les gains d’entrée dépendent du châssis, des moteurs, des hélices et du poids. Un débutant risque donc d’avoir toutes les peines du monde à trouver le bon équilibre, mais il y a forcément un autre utilisateur sur un forum ou YouTube qui possède le même matériel et peut partager son expérience. Pour peu que l’on ait la patience de chercher, on peut être certain de trouver les réglages de gain nécessaires pour voler. Notons que TBS propose des chiffres concernant le Discovery Pro et les moteurs 900 kV de la marque, mais ceux-ci se sont avérés inutiles puisque nous avons reçu des moteurs 1000 kV.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. TBS Discovery Pro
  3. Montage
  4. Notre avis sur le TBS Discovery Pro
  5. Liaison radio : FrSky et ImmersionRC
  6. Contrôleur de vol : DJI Naza-M V2
  7. La nacelle
  8. FPV: Lawmate, Fat Shark et TBS
  9. Savoir être un utilisateur responsable