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Présence PC l’après-crash : état des lieux

Vous avez été nombreux à nous poser des questions, que ce soit sur le forum, sur les commentaires ou par mail. Cette actualité a pour but de répondre à toutes vos questions.

La reconstruction du site

Concernant la reconstruction du site, elle est beaucoup plus rapide que prévu. Aujourd'hui la quasi-totalité de nos services sont repartis de plus belle, comparateur de prix inclus.

Les leçons que nous tirons de cette histoire

Notre mésaventure ne nous aurait servi à rien si nous n'avions pas su en tirer les leçons. C'est désormais chose faite et pour vous en persuader, nous vous dévoilons l'ensemble de l'architecture mise en place.

Petit rappel de l'architecture précédente : le serveur tournait en RAID 5 (sur 3 disques) avec un disque dur SCSI « externe » (pas dans le RAID et indépendant) de backup.

L'architecture mise en place :

  • RAID 5 sur 4 disques, dont un en spare
  • Disque dur « externe et indépendant » doté d'un système Linux prêt à prendre la relève du système RAID 5 en cas de défaillance de ce dernier
  • Backup quotidien sur ce même disque dur de l'ensemble du serveur par roulements (une sauvegarde n'écrase pas la précédente mais celle d'il y a 9 jours)
  • Backup quotidien de la base de données du site (news, articles, comparateur de prix…) sur un de nos ordinateurs personnels
  • Backup quotidien de toutes les bases de données (du site, des forums… bref, toutes) sur un serveur distant (un grand merci à HardWare.Fr !)
  • Backup bi-hebdomadaire de l'ensemble du serveur sur ce même serveur distant
  • Backup mensuel de l'ensemble du serveur sur un de nos ordinateurs personnels

La récupération des données : coup de gueule

Concernant la récupération de nos données par la société spécialisée, elle a échoué et nous laisse un goût amer. Récit des faits.

Nous envoyons les disques durs le jour que j'appelerais « J ». Ontrack, la société spécialisée choisie, est censé nous faire parvenir un diagnostic en 3 à 5 jours. Comme l'indique le site même d'Ontrack, « A l'issue du diagnostic, le client reçoit une liste des données récupérables ainsi qu'une offre de prix. Le client peut alors décider s'il veut procéder à la récupération de données. ». Coût de l'opération : 480 €.

Que ce soit durant la prise de contact au téléphone, dans les e-mails préliminaires ou dans la demande de diagnostic, nous détaillons bien notre architecture et insistons bien sur le format employé, le ReiserFS et demandons confirmation à toutes les reprises que cela ne leur pose pas de problème : « nous gérons bien le ReiserFS », nous rétorque-t-on à chaque fois.

Avant de les envoyer, nous faisons une copie « brute » (octets par octets), qui nous permet de nous rendre compte au passage que les disques durs fonctionnent bien.

A j+3, Ontrack nous apprend qu'un disque dur (au moins) a une « défaillance électro-magnétique » et qu'ils ont du l'amener en salle blanche. Nous trouvons ça étrange étant donné que nous avons pu utiliser les disques durs sans problème après le crash et nous leur envoyons un e-mail pour leur signifier notre étonnement. Finalement, ils se rétractent : ils n'ont pas eu besoin de la salle blanche, leurs ingénieurs ont réussi à s'en passer.

A j+6 (en retard pour le diagnostic donc), on reçoit un courrier nous expliquant qu'ils pensent avoir résolu le problème de la défaillance eux-mêmes mais que pour tester et rebooter sur un nouveau disque dur, ils ont besoin d'envoyer les disques durs aux Etats-Unis, l'opération étant bien sûr payante (300 €). De plus, ils ne savent pas gérer le ReiserFS (ils n'auraient pas les « logiciels pour »), raison de plus nous explique-t-on pour envoyer les disques durs aux Etats-Unis. Etrange étant donné « l'importance » de cette société sur la place mondiale et que nous avons pu, nous non professionnels, récupérer quelques données.

On leur dit que non, nous n'avons plus assez confiance (-> trop d'éléments étranges et/ou non tenus selon nous, et le site se reconstruit plus vite que prévu) et que comme ils n'ont pas tenu leurs engagements, on aimerait être remboursé des 480 € (pas de diagnostic, délai dépassé…).

La réponse est positive. La situation est « anormale et contraire à nos procédures ».

5 jours après, nous recevons un nouveau courrier de leur part qui nous annonce, qu'ils reviennent sur leur décision et ne comptent pas nous rembourser les 480 €.

Nous décidons pour nous faire entendre de passer par la hiérarchie supérieure, estimant pour notre part que les 480 € de diagnostic (que nous n'avons toujours pas reçu) doivent nous être remboursés. Peine perdue puisque tous nos e-mails et coups de téléphone sont restés sans succès. Après beaucoup d'insistance ils daignent à nous faire cadeau d'un logiciel… de récupération de données développé par leurs soins (coûtant 500 € à la vente) ainsi que d'un diagnostique gratuit… la prochaine fois que nous aurons un problème de disques durs (sic)…

Morale de l'histoire : nous aurions du faire plus attention à nos données !