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Qualcomm : comment améliorer la 3G

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Hier, Qualcomm nous présentait divers moyens d’améliorer la qualité des réseaux 3G, de plus en plus engorgés par la montée en puissance des offres 3G pour les PC et des smartphones communicants. En effet, même si les réseaux français tiennent bien la charge (contrairement à AT&T au lancement de l’iPhone, par exemple), améliorer le ressenti de l’utilisateur est toujours un plus.

Le problème

Pour se donner une idée, quelques chiffres : en 2014, selon les prévisions, le trafic « data » sur les réseaux 3G sera plus élevé que le trafic complet de 2008. Dans le monde, le nombre de clients en 3G a dépassé le milliard en mars 2010 et — en fin d’année — 50 % des téléphones vendus seront des smartphones. Actuellement, environ 20 % des appareils utilisent 80 % de la bande passante des cellules, essentiellement les smartphones et les clés 3G.

Les solutions

Les solutions consistent essentiellement à améliorer les réseaux. La première solution est d’agréger les liens. En utilisant deux liens au lieu d’un pour la transmission, l’utilisateur charge deux fois plus vite sa page et la façon habituelle de consommer (les utilisateurs restent sur la page le temps de la lire) permet d’améliorer le ressenti, même si la charge est la même (on double la bande passante en divisant le nombre de connectés par deux). Plus intéressant, des améliorations sur le trafic « voix » peuvent être effectuées. Actuellement, une cellule travaille à 50/50 entre voix et données, et le nombre d’appels simultanés est d’environ 60. Des solutions existent pour améliorer ce point. Le premier est de passer en « CS over HSDPA ». Concrètement, les appels voix sont encapsulés sur les liens data , ce qui permet d’augmenter le nombre d’appels, en dépassant les 200 connexions simultanées. Cette technique est normalisée dans la version 7 des réseaux 3G, qui devrait être déployée d’ici la fin de l’année. L’autre solution consiste à passer en VoIP, comme les opérateurs fixes, mais la transition est plus complexe. Dans les deux cas, le trafic vocal reste prioritaire, la latence de ce dernier ne pouvant pas passer au dessus de 150 ms (la limite avant le ressenti d’une coupure).

Les femtocells

Autre solution à court terme, les femtocells. Cette technologie, encore peu utilisée, permet de désengorger de façon importante les réseaux, tout en améliorant la qualité du service pour les utilisateurs. Typiquement, entre 30 et 40 % du trafic actuel s’effectue en intérieur, aux domiciles des utilisateurs. Installer un boîtier femtocell permet donc de supprimer 30 à 40 % du trafic sur les cellules classiques tout en offrant de meilleurs débits et en limitant la puissance d’émission des téléphones. Le principal problème actuel est évidemment le prix, encore élevé (200 € chez le seul à en proposer, SFR).

Les nouvelles fréquences

Enfin, la solution la plus évidente à long terme est évidemment le passage aux nouvelles fréquences. On retrouve trois solutions : les bandes de 2,5 GHz et 2,6 GHz, pour la 4G, capable d’offrir une grande passante, mais limitées par la portée (les bandes hautes ne portent pas très loin), la réutilisation des bandes dédiées à la télévision analogique (après l’arrêt, évidemment) et la réutilisation des bandes 2G. Pour le premier point, il est acquis, tout du moins en zone urbaine, que le LTE (4G) utilisera les fréquences. Pour la télévision, et uniquement à l’arrêt de la diffusion analogique en 2011, les bandes seront réutilisées. Elles devraient être surtout intéressantes pour les campagnes, la portée étant bien plus élevée. Enfin, la réutilisation des bandes 2G pour de la 3G (900 et 1 800 MHz) devrait démarrer en 2010 ou en 2011, mais de façon sporadique, le trafic 2G restant élevé. En effet, l’Europe de l’Ouest ne devrait pas voir la 3G dépasser la 2G avant 2012 et les autres régions ont deux à trois ans de retard sur l’Europe à ce niveau, et il faut bien évidemment garder un réseau 2G efficace pour les clients.

Dans les faits, comme on le voit, les améliorations possibles sont nombreuses. Dans les faits, il est évidemment important de disposer de plusieurs techniques pour augmenter la capacité des réseaux, sous peine de claquemurer sur une solution peu adaptée et de poser des problèmes aux utilisateurs.