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Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d’une grande ?

1 : Introduction 2 : L'AMD Radeon R9 Nano en détail 3 : Protocole de test 4 : The Witcher 3 et GTA V 5 : Metro Last Light et Bioshock Infinite 6 : Tomb Raider et Battlefield 4 7 : Middle-earth: Shadow of Mordor et Thief 8 : Ashes Of The Singularity (DirectX 12) 9 : Consommation et efficacité énergétique 11 : Vitesse des ventilateurs et nuisances sonores 12 : Conclusion

Fréquences et températures

Fréquences réellement atteintes

Si vous vous demandez pourquoi nous testons les deux cartes graphiques dans notre banc d’essai ouvert plutôt que dans un véritable boîtier Mini-ITX, ne vous faites pas de souci. Bien qu’AMD tienne compte de la température pour régler la fréquence et la tension du GPU, le plafond de consommation a sur la Nano bien plus d’importance que d’habitude, ce qui signifie que, pour l’occasion, toute réduction des fréquences est due à la consommation et non aux températures.

Pour nos tests de température, nous avons cependant utilisé un véritable boîtier Mini-ITX, le X-Trem 4790 de X-Hardware, un modèle basé sur le Nebula PC de Xigmatek. Nous l’avons choisi pour sa paroi latérale aisément amovible.

Image 1 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Passons en revue l’évolution des fréquences une fois le boîtier fermé. Notons en passant qu’elles ne changent pas vraiment par rapport à celles mesurées avec le boîtier ouvert.

Image 2 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Il est déconcertant de voir à quel point la fréquence chute durant le test de résistance ; cela a pour conséquence que la Radeon R9 Nano consomme légèrement moins pendant celui-ci que dans les jeux. Il faut aussi noter qu’AMD ne ment pas vraiment quand elle annonce une fréquence « pouvant atteindre 1000 MHz » : nous estimons qu’en moyenne, le GPU était cadencé à 850-900 MHz durant nos tests.

Température

Un petit boîtier comme le nôtre se rapproche plus de la serre que du réfrigérateur, mais les cartes graphiques compacts sont manifestement prévues pour un tel environnement. Si les températures sont comparables alors que la Radeon R9 Nano consomme plus que la GTX 970 Mini (OC), c’est parce que la première rejette plus d’air à l’extérieur du boîtier que sa concurrente. Et ce n’est pas comme si les 180 watts de plafond pouvaient réellement poser problème non plus : ce chiffre, loin d’être insurmontable, permet aux deux cartes de fonctionner dans un volume étroit sans avoir recours à la réduction forcée des fréquences.

Image 3 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Au final, les deux cartes terminent à 77 °C, ce qui, dans un espace aussi confiné qu’un boîtier Mini-ITX fermé, est excellent. Même les grosses cartes graphiques équipées de plusieurs ventilateurs et logées dans des boîtiers pleine taille n’y parviennent pas toujours.

Mesures infrarouges en boîtier fermé

Vous vous demandez peut-être comment nous avons fait pour faire tenir une énorme caméra infrarouge comme l’Optris PI450 dans un châssis si petit que la plupart des cartes graphiques ne peuvent y rentrer. C’est simple : nous avons ôté la paroi droite du boîtier et l’avons colmatée à l’aide d’un film transparent aux infrarouges, ce qui permet à la caméra de voir à travers.

Il est toutefois important d’utiliser un film dont le coefficient de transmission est connu, ce qui est bien entendu le cas ici. Une fois le film installé, on se retrouve avec un boîtier au sein duquel les températures et la circulation de l’air sont identiques à celles d’un boîtier fermé.

Image 4 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Image 5 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

La Radeon R9 Nano possède une caractéristique unique : les broches de ses régulateurs de tension ne dépassent pas de l’arrière de la PCB, ce qui signifie qu’il est impossible de les utiliser pour mesurer la température. Nous avons donc dû opter pour des puces plus petites telles que la 5230 RCA.
Les résultats sont meilleurs qu’il n’y paraît : la carte se maintient sous les 95 °C, et ce, même après plusieurs heures de charge continue, ce qui constitue un véritable exploit de nos jours, en particulier dans un boîtier Mini-ITX fermé.

Image 6 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

La carte doit ces excellentes performances au système de refroidissement dédié des régulateurs de tension, qui se compose d’un épais caloduc relié à un radiateur à ailettes. C’est lui qui permet à l’ensemble de ne pas trop chauffer : à l’instar de la consommation, les températures sont restées légèrement inférieures à celles mesurées dans les jeux.

Qu’en est-il de la concurrence ? Bien que la Gigabyte GTX 970 Mini soit avant tout destinée à servir de pièce low-cost pour les fabricants de PC, elle s’en sort remarquablement bien sur le plan du comportement thermique. En l’absence de mémoire HBM, les points chauds sont là où on les attend : régulateurs de tension, mémoire et GPU.

Image 7 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Les résultats sont ici aussi exemplaires, en particulier au vu du volume très limité qu’offre le boîtier. La température est à peine plus élevée durant le test de résistance que dans les jeux.

Image 8 : Radeon R9 Nano : a-t-elle tout d'une grande ?

Dans l’ensemble, le système de refroidissement de la Nano semble très bien conçu : il suffit pour tenir la carte au frais dans un boîtier compact tant que l’air circule un minimum.

Température ambiante
22 °C
Boîtier fermé,
jeu
Boîtier fermé,
test de résistance

Maximum
sur les VRM
AMD Radeon R9 Nano76 à 77 °C
75 à 76 °C
89 °C (sonde)
Gigabyte GTX 970 Mini73 à 74 °C
74 °C
95 °C (IR)

Sommaire :

  1. Introduction
  2. L'AMD Radeon R9 Nano en détail
  3. Protocole de test
  4. The Witcher 3 et GTA V
  5. Metro Last Light et Bioshock Infinite
  6. Tomb Raider et Battlefield 4
  7. Middle-earth: Shadow of Mordor et Thief
  8. Ashes Of The Singularity (DirectX 12)
  9. Consommation et efficacité énergétique
  10. Fréquences et températures
  11. Vitesse des ventilateurs et nuisances sonores
  12. Conclusion