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Retour sur les Bitcoins : peut-on créer de l’argent ?

1 : Introduction 2 : Confessions d’un mineur de Bitcoin 3 : L’algorithme d’extraction et l’extraction CPU 4 : Extraction GPU et programmes d’extraction 5 : Matériel FPGA et ASIC 6 : Aspects financiers : recettes 7 : Aspects financiers : coûts 8 : Recettes et profits 10 : Conclusion

Autres monnaies chiffrées

Les configurations ASIC domineront bientôt l’extraction des Bitcoins, reléguant les utilisateurs de GPU aux oubliettes.

Ceci dit, ce qui est vrai pour les Bitcoins n’est pas universel : il existe d’autres monnaies chiffrées pour lesquelles les extracteurs basés sur des GPU sont encore utiles et capables de générer des profits.

Image 1 : Retour sur les Bitcoins : peut-on créer de l'argent ?

Litecoin (LTC)

Crée en octobre 2011, Litecoin a été pensé pour hériter des aspects positifs de Bitcoin tout en apportant quelques modifications considérées comme des progrès.

Ainsi, il n’y aura jamais plus de 21 millions de Bitcoins alors que l’on pourra atteindre 84 millions de Litecoins. Le rythme de création des blocs passe de 10 à 2,5 minutes, permettant donc un délai de confirmation plus court. Ceci fait de Litecoin une monnaie plus adaptée pour des transactions de gré à gré (pour acheter un café par exemple).

L’algorithme sur lequel se base Litecoin n’est pas chiffré en SHA-256 mais en Scrypt, sachant que Scrypt demande des ressources mémoire conséquentes. L’idée sous-jacente était d’exclure les FPGA et ASIC de l’extraction Litecoin, tout du moins à court terme, de manière à ce qu’une carte graphique achetée pour cet usage ne s’avère pas être un investissement à court terme comme c’est le cas pour Bitcoin. On estime qu’une carte graphique capable d’exécuter 400 MH/s pour l’extraction Bitcoin peut atteindre à peu près 400 kH/s en extraction Litecoin.

Litecoin gagne en popularité et l’on trouve plusieurs places d’échanges comme par exemple btc-e.com. Au moment d’écrire ces lignes, un Litecoin (LTC) vaut quasiment 2,95 $.

En partant du principe que notre carte graphique (fictive) pouvant atteindre 230 MH/s pour une consommation de 230 Watts est également capable d’extraire des Litecoins à raison de 230 kH/s, un demi-Litecoin serait généré chaque jour, soit 1,5 $. L’extraction GPU est donc déjà un peu plus profitable avec les Litecoins qu’avec les Bitcoins.

Pour peu que l’on veuille s’initier aux monnaies chiffrer sans avoir à acheter une machine ASIC dédiée à la tâche, l’extraction de Litecoins est d’autant plus désignée que l’on peut s’y mettre avec une carte graphique que l’on possède déjà.

PPCoin (PPC)

PPCoin a vu le jour en août 2012. L’influence de Bitcoin est évidente, mais PPCoin a été intentionnellement conçu pour proposer un meilleur rendement énergétique. Plutôt que d’utiliser uniquement le concept de « preuve de travail » comme Bitcoin, PPCoin associe « preuve de travail » à « preuve de participation », ce dernier concept assurant un meilleur rendement énergétique que le premier. Cependant, c’est le concept bien connu de « preuve de travail » qu’utilise PPCoin en phase inflationniste.

Namecoin (NMC)

Egalement basé sur Bitcoin, Namecoin est un système permettant de stocker des données en peer-to-peer. L’une de ses applications premières est de chiffrer les DNS de manière décentralisée. Notons qu’il est possible d’extraire des Namecoins tout en minant des Bitcoins.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Confessions d’un mineur de Bitcoin
  3. L’algorithme d’extraction et l’extraction CPU
  4. Extraction GPU et programmes d’extraction
  5. Matériel FPGA et ASIC
  6. Aspects financiers : recettes
  7. Aspects financiers : coûts
  8. Recettes et profits
  9. Autres monnaies chiffrées
  10. Conclusion