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Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d’AMD

1 : Intro : Ryzen débarque en force 2 : Technos : AMD SenseMI et XFR 3 : Compatibilité RAM et chipset AM4 4 : Nos configurations de test 5 : Le dilemme du cache 6 : Tests en jeu : Ashes of the Singularity & Battlefield 4 7 : Tests en jeu : Hitman, Project CARS & Metro: Last Light 8 : Performances : applis de bureau 9 : Performances : station de travail 10 : Performances : calcul scientifique et HPC 12 : Conclusion

Overclocking, conso, températures

AMD Ryzen Master et overclocking

AMD fournit le logiciel Ryzen Master pour ajuster de nombreux paramètres, comme le multiplicateur, la tension et même la fréquence de la RAM, au sein de Windows. Attention, AMD se désengage de toute responsabilité pour les dommages causé au processeur ! Quand on touche à un des paramètre, le CPU se met automatiquement en mode OC (overclocking), ce qui désactive toutes ses restrictions thermiques et électriques.

Le logiciel permet d’enregistrer plusieurs profils de réglage du CPU, et il est possible de désactiver les coeurs par groupes de deux, afin de monter en fréquence. Il est impossible d’ajuster la fréquence de chaque coeur séparément : la modification touchera tous les coeurs du CPU.

Image 1 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Nous préférons tout de même overclocker à l’ancienne : dans le BIOS de la carte mère. Par quelques manipulations simples, nous sommes parvenus à monter à 4 GHz de manière stable dans le test de torture Prime95. La tension était alors de 1,425 V sur une carte mère Asus Crosshair V Hero (LLC auto). Nous avons mesuré un pic de température de 82°C au cours de notre test de torture, avec un dissipateur Corsair H100iv2, ventilateurs et pompe réglés au maximum. Il faudra donc bien se munir d’un gros dissipateur pour grappiller du MHz !

AMD affirme que la majorité des utilisateurs pourra obtenir une bonne stabilité avec tous les coeurs réglés entre 3,9 et 4,1 GHz selon le processeur. La tension officiellement conseillée est de 1,35 V pour un overclocking durable. AMD explique qu’une tension supérieure à 1,45 V peut être appliquée, mais qu’elle risque de réduire la durée de vie du processeur.

La chauffe du CPU en vidéo infra-rouge

Pour cette vidéo plutôt inhabituelle, nous n’avons pas eu froid aux yeux et nous avons enregistré « l’embrasement » du CPU, c’est à dire quelles zones chauffent le plus vite. Pour ce faire, il nous a donc fallu retirer le dissipateur pour laisser apparaître la capsule du CPU, cette coque en métal qui protège le die du processeur. Nous avons placé notre caméra directement à la verticale au-dessus de celui-ci et aussi près que la focale de la lentille le permettait, tout en veillant à éviter de possibles effets de miroir entre la lentille et la surface métallique de la capsule (ou heatspreader, ou IHS).

Notez que le die du CPU est soudé à son IHS, comme pour les Broadwell-E d’Intel. Il n’y aura donc pas de problème de conductivité thermique comme sur les processeurs Kaby Lake, et donc pas besoin de décapsuler le processeur pour changer la pâte thermique !

Nous avons aussi recouvert le heatspreader de six fines couches d’une laque spéciale issue de la fabrication des PCB, afin de pouvoir mesurer avec précision la température à la surface du dissipateur. En effet, les températures ne se laissent pas facilement mesurer sur du métal. Après la calibration des instruments de mesure, voici la vidéo que nous avons obtenue :

Ryzen par infra-rouge

On voit bien sur cette vidéo où se situe la puce et sa forme plutôt allongée. L’échauffement relativement uniforme de la capsule suggère un contact suffisant entre celle-ci et la puce, malgré le fait que nous n’exercions aucune pression, comme celle d’un ventirad fixé au-dessus de l’IHS.

Températures

Le refroidissement, c’est le nerf de la guerre quand des systèmes comme XFR poussent les processeurs dans leurs derniers retranchements. Une température modérée signifie une fréquence plus élevée, et plus de puissance à disposition. Nous avons donc sorti notre système de refroidissement watercoolé, lequel est loin d’être superflu dans des tâches de rendu ou tous les cœurs turbinent à 3,8 GHz.  

La température CPU communiquée par AMD doit vraisemblablement être le Tpackage, c’est à dire le point le plus chaud dans le CPU. Le Tcore, c’est à dire la température du processeur dans son ensemble, n’a en effet plus grand sens pour des CPU pourvus de mémoires caches occupant une surface considérable.

Image 2 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Consommation

Nous utilisons les prises dédiées sur la carte mère pour relever la tension et l’intensité du courant, à partir desquelles nous déduisons la consommation. Pour être précis, nous présentons la valeur médiane obtenue à partir des mesures relevées lors d’un test de deux minutes et utilisons notre logiciel de traitement des données qui permet d’exclure de manière fiable les valeurs extrêmes à l’aide d’un filtre passe-bas. Les valeurs moyennes sont en effet bien plus intéressantes que les pics enregistrés, bien trop courts pour avoir une quelconque incidence. Nous présentons ci-dessous les résultats obtenus dans huit cas de figure différents :

Image 3 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Il est intéressant de noter la légère courbure ascendante de la consommation sur certaines applications. On explique ce phénomène par le réchauffement progressif du CPU. En effet, le CPU consomme presque 3 W de plus lorsqu’il est chaud (à 90°C) que lorsqu’il est froid. Si ce phénomène est probablement dû à des fuites de courant, celles-ci sont plutôt contenues, ce qui est une bonne chose. La valeur moyenne des différentes courbes est mesurée une fois que le processeur a atteint sa température de croisière. Nous résumons ces valeurs dans un graphique à barres :

Image 4 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Sommaire :

  1. Intro : Ryzen débarque en force
  2. Technos : AMD SenseMI et XFR
  3. Compatibilité RAM et chipset AM4
  4. Nos configurations de test
  5. Le dilemme du cache
  6. Tests en jeu : Ashes of the Singularity & Battlefield 4
  7. Tests en jeu : Hitman, Project CARS & Metro: Last Light
  8. Performances : applis de bureau
  9. Performances : station de travail
  10. Performances : calcul scientifique et HPC
  11. Overclocking, conso, températures
  12. Conclusion