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Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d’AMD

1 : Intro : Ryzen débarque en force 2 : Technos : AMD SenseMI et XFR 3 : Compatibilité RAM et chipset AM4 4 : Nos configurations de test 5 : Le dilemme du cache 6 : Tests en jeu : Ashes of the Singularity & Battlefield 4 7 : Tests en jeu : Hitman, Project CARS & Metro: Last Light 9 : Performances : station de travail 10 : Performances : calcul scientifique et HPC 11 : Overclocking, conso, températures 12 : Conclusion

Performances : applis de bureau

Remarques préliminaires

Notre batterie complète de benchmarks pour l’évaluation des performances en bureautique, station de travail et HPC (High Performance Computing) dure plus de 18 heures. Nous avons choisi de ne comparer que quatre CPU et de n’effectuer que deux fois chaque test (une fois à une fréquence fixée à 3,8 GHz et une fois aux fréquences par défaut). Tous les tests sont faits avec le mode « Performance élevées » de Windows activé. Précisons que le représentant de la génération AMD précédente, le FX-9590, peut monter à près de 5 GHz et n’est alors utilisable que dans un système watercoolé.

Pour mieux comprendre les résultats qui suivent, nous commençons avec notre bon vieux benchmark GDI/GDI+, qui teste deux méthodes de rendu des objets en deux dimensions : une traditionnelle utilisée par les applications anciennes et l’impression sur papier et une plus récente qui est principalement utilisée pour le rendu des GUI actuelles. Pour éliminer le plus possible les ralentissements dus au GPU, nous avons choisi la meilleure carte graphique qu’il est actuellement possible d’acheter sur marché, la Quadro P6000 de NVIDIA.

Observons tout d’abord l’écriture directe sur un périphérique (écran ou autre). Le pilote graphique utilise le CPU de manière relativement intensive, mais sur peu de threads. En effet, depuis l’introduction de l’architecture Unified-Shader, il n’existe plus d’accélération matérielle en 2D et le modèle de pilotes Windows est aussi un véritable frein. Il est donc intéressant de constater que le Ryzen 7 1800X arrive à se placer devant le Core i7-6900K. Comme chaque action doit passer par tout le système, ce test donne aussi une bonne impression de la performance globale, chipset inclus.

Image 1 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Faisons entrer la mémoire dans la danse et utilisons l’unique fonction d’accélération matérielle pour la 2D encore existante : la copie d’un graphique stocké dans la mémoire vers un périphérique d’affichage. Nous répétons donc la méthode précédente, mais stockons le résultat dans un bitmap virtuel et pas sur l’écran. Une fois seulement que le graphique est fini, nous l’envoyons au périphérique de rendu. L’occupation CPU est alors nettement supérieure, logique puisque les goulots d’étranglement du reste du système sont contournés. On obtient un résultat surprenant : le FX-9590 se place devant la nouvelle génération, du moins à la fréquence de base ! Le Core i7 6900K arrive cependant largement en tête.

Image 2 : Ryzen 7 1800X : test complet de la révolution d'AMD

Souvenons-nous des résultats précédents pour la page suivante, lorsque nous traiterons d’AutoCAD, qui ne fait que générer une image dans la mémoire avant de l’envoyer d’un coup à l’écran.

Retouche photo et InDesign

Passons à une série de benchmarks qui illustrent les performances mono et multicoeurs. On utilise pour cela la suite Adobe Creative Cloud qui a le mérite de montrer dans des situations de productivité réelles comment Ryzen se comporte, et pas sous forme de benchmarks synthétiques très abstraits.

Encodage et multimédia

Dans notre test avec Handbrake, le Ryzen 7 1800X déploie son plein potentiel, et ce, quel que soit la qualité d’encodage choisie. Ce CPU est une véritable bête en la matière !

Compression et décompression

On poursuit avec la compression de fichiers volumineux. Pas de problème pour le Ryzen 7 1800X qui vous empaquette tout ça en deux temps trois mouvements et fait quasiment jeu égal avec le Core i7-6900K. En décompression, qui exige moins de calculs que la compression, le Core i7-7700K prend la tête en raison principalement de sa fréquence élevée.

Programmation avec Python

Ce genre de benchmark est déjà à la limite de la station de travail et permet ainsi de faire la transition vers le chapitre suivant. Ici, Ryzen 7 1800X brille dans les benchmarks scientifiques et techniques, et trébuche sur une bibliothèque pour effets visuels (tels que des graphiques) mal adaptée à la parallélisation.

Comme beaucoup de bibliothèques ne sont pas optimisées spécifiquement pour les processeurs Intel, Ryzen semble ici être le meilleur candidat pour les programmeurs et les utilisateurs de ces bibliothèques.

Observations générales

Avec Ryzen, AMD a réussi à sortir un CPU capable de concurrencer sérieusement (même si dans des proportions différentes) Intel et ses processeurs à huit cœurs. De plus, le rapport performances-prix permet de l’envisager à des fins professionnelles, tant que l’on n’est pas lié, pour une raison ou une autre, aux processeurs Intel.

Sommaire :

  1. Intro : Ryzen débarque en force
  2. Technos : AMD SenseMI et XFR
  3. Compatibilité RAM et chipset AM4
  4. Nos configurations de test
  5. Le dilemme du cache
  6. Tests en jeu : Ashes of the Singularity & Battlefield 4
  7. Tests en jeu : Hitman, Project CARS & Metro: Last Light
  8. Performances : applis de bureau
  9. Performances : station de travail
  10. Performances : calcul scientifique et HPC
  11. Overclocking, conso, températures
  12. Conclusion