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Samsung sanctionne une usine qui embauchait des enfants

Image 1 : Samsung sanctionne une usine qui embauchait des enfantsUne usine s’assemblage

Selon les révélations de Reuters, Samsung aurait décidé de maintenir ses contrats avec son fournisseur Dongguan Shinyang Electronics qui avait embauché cinq mineurs de 16 ans, selon les révélations de China Labor Watch qui ont été confirmées par les autorités du pays. Samsung a seulement sanctionné la société en réduisant ses commandes de 30 %, une décision critiquée comme trop insignifiante.

Dongguan Shinyang n’était peut-être pas au courant, mais Samsung doit tout de même trouver une réponse adéquate qui est loin d’être évidente

L’affaire est intéressante, car d’un côté, Samsung dit avoir une politique stricte envers les entreprises violant le droit du travail chinois qui interdit l’embauche d’enfants de moins de 16 ans.

De l’autre côté, Dongguan Shinyang n’avait pas directement embauché ces enfants. Ils avaient été recrutés au travers d’une agence et les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’elle avait fourni de faux documents d’identité pour dissimuler l’age des mineurs, toujours selon Reuters.

Un problème qui n’est pas nouveau, mais dont on entend moins parler

La question consiste donc à connaître la part de responsabilité de Dongguan Shinyang dans cette affaire et la réponse que doit avoir Samsung pour condamner de telles pratiques tout en jonglant avec les réalités économiques actuelles (cf. « De la tendance à la baisse des mobiles Samsung »).

Si l’on se penche sur d’autres cas similaires, on se souvient qu’en 2012, Apple avait mené sa propre enquête qui avait révélé la présence de six enfants chez des fournisseurs de composants, mais il n’avait rompu ses liens qu’avec un d’entre eux et avait travaillé avec les autres pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise, selon un papier qui avait été publié par le Financial Post. Samsung a aussi dû faire face à une situation similaire durant la même période (cf. « Samsung répond aux accusations contre HEG ») et sa réponse à l’époque avait été bien plus molle qu’aujourd’hui, puisqu’il n’avait pas parlé de sanctions à l’époque.