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Scandale Carrier IQ : Samsung, HTC, Apple accusés d’espionnage

Image 1 : Scandale Carrier IQ : Samsung, HTC, Apple accusés d'espionnageUn groupe de cabinets d’avocat américain vient de porter une action collective devant une cour de justice fédérale. Il accuse Samsung, Motorola, AT&T, T-Mobile, Sprint, HTC, Apple et Carrier IQ de stocker illégalement des données numériques, de fraude informatique et d’espionnage. Une autre action collective a aussi été montée la semaine contre Samsung, HTC et Carrier IQ pour des plaintes similaires.

Du scandale au procès pour espionnage

Le scandale Carrier IQ a démarré lorsqu’un développeur a découvert un rootkit, installé dans certains téléphones qui enregistrait toutes les données transitant par le terminal, y compris les touches frappées par l’utilisateur (cf. « Un rootkit « officiel » dans des smartphones Android »). L’affaire a pris une dimension extraordinaire lorsqu’il fut avéré que tous les grands fabricants de smartphones utilisaient une version du logiciel en question. Comme nous vous l’expliquions vendredi dernier (cf. « Carrier IQ : Apple est aussi concerné »), ils n’utilisent pas tous le programme de Carrier IQ de la même façon, certains récoltant plus d’informations que d’autres. Les opérateurs européens et smartphones vendus sur le vieux continent ne sont en principe pas concernés par cette affaire. Microsoft reste aussi le grand absent de ce scandale, puisque les téléphones Windows Phone 7 ne semblent pas utiliser Carrier IQ.

Depuis le début du scandale, tous les acteurs du monde des télécommunications se distancent de l’éditeur. Carrier IQ estime quant à lui qu’il n’a rien fait de mal et que la responsabilité incombe aux opérateurs qui requièrent son logiciel et aux fabricants qui ne chiffrent pas les logs que son système récolte. Une question qu’il n’a toujours pas adressée consiste à savoir pourquoi il a développé un rootkit intégrant un keylogger si ses intentions étaient seulement de surveiller les performances du réseau cellulaire.

Le procès d’aujourd’hui en question est intéressant, car il a une portée plus large que l’action collective lancée en fin de semaine dernière. Jusqu’à présent, Apple, les opérateurs américains et Motorola n’avaient pas fait l’objet d’une procédure judiciaire. Les griefs des avocats sont aussi plus larges et ils invoquent un nombre plus important de lois américaines que la plainte de la semaine dernière. Au regard de la situation, il est très probable que tout ceci se termine par un accord à l’amiable.