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Seagate : retour à la normale fin 2012

Image 1 : Seagate : retour à la normale fin 2012

Le P.D.G de Seagate, Stephen Luczo, a expliqué que le marché des disques durs ne retrouverait pas un rythme normal avant la fin de l’année prochaine, reniant les prévisions selon lesquelles les fabricants arriveront à remettre leurs usines en marche plus tôt que prévu. Seagate fut l’un des fabricants de disques durs les moins affectés par les inondations thaïlandaises.

La catastrophe qui s’est abattue sur la Thaïlande a gravement touché les fabricants d’appareils photo et disques durs (cf. « Inondations thaïlandaises : pénurie de disques durs et appareils photo »). Les ruptures de stock ont provoqué une envolée des prix (cf. « Le prix de certains disques durs a doublé cette semaine ») et iSuppli prévoit une baisse des livraisons de PC de l’ordre de 12 % au premier trimestre 2012.

De la complexité des disques durs

Les usines de Seagate ont évité les inondations de justesse et seulement 180 de ses 15 400 employés thaïlandais ont été touchés. Pourtant, les prévisions du P.D.G sont très sombres. Il affirme qu’il compte sur 130 fournisseurs et que beaucoup d’entre eux ont encore un mètre d’eau. Bloomberg rapporte que le dirigeant qualifie d’absurde les estimations de certains experts qui parlent d’un retour à la normale d’ici l’été.

Il faut dire que les disques durs sont des outils complexes composés de plus de 200 pièces mécaniques, certaines d’entre elles étant conçues pour une marque, voire un modèle en particulier. Le fait que beaucoup d’entre eux aient choisi la Thaïlande, en raison de la main-d’oeuvre bon marché et de la proximité de leurs gros clients, signifie que les fabricants sont en face d’un casse-tête géant. Il faut chercher un autre fournisseur et dans certains cas, partager les designs de certaines pièces ou attendre que ses partenaires puissent enfin reprendre leurs activités.

Image 2 : Seagate : retour à la normale fin 2012De la complexité de cette situation

Le futur est aussi très complexe pour ces entreprises qui vont probablement devoir déménager, ce qui va augmenter les coûts. En effet, personne ne pensait que cette partie de la Thaïlande pouvait souffrir de telles inondations. Néanmoins, tous les fournisseurs n’ont pas le capital pour déplacer leurs usines.

Il est indéniable que le ton de M. Luczo est alarmiste. Les pénuries et les craintes d’un ralentissement de la production continuent de tirer les prix des disques durs vers le haut ce qui profite aux fabricants qui accroissent leurs bénéfices. De là à dire que M. Luczo cherche à inquiéter les marchés pour faire des profits, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Il est indéniable que la catastrophe a des impacts importants sur l’industrie du disque dur et que les acteurs de ce marché vont devoir trouver des solutions pour éviter que cela se renouvelle. Nous sommes face à une situation unique que personne n’anticipait et il semble que personne ne sache réellement comment vont se dérouler les prochains mois.